Milk and honey

Bonjour les lecteurs! Aujourd’hui, on se retrouve pour se parler du premier recueil de poésie que j’aie jamais lu. Oui, vous avez bien compris! Je n’avais jamais vraiment été tentée par ce type de littérature, jusqu’à il y a quelques temps. En effet, je me suis rendue en librairie pour me procurer la suite au Prince cruel, puis juste avant de passer à la caisse, je me suis posée quelques minutes devant l’étagère “Poésie”. Bien évidemment, étant assez présente sur les réseaux sociaux littéraires, j’avais déjà entendu parler de Milk and honey et de Rupi Kaur en général. Toutefois, lorsque je l’ai pris dans mes mains et feuilleté un peu, j’ai vraiment ressenti un intérêt.

Étant donné que j’avais déjà un assez bon montant de livres accumulés, je ne l’ai pas acheté immédiatement. Le seul problème, c’est que j’y ai ensuite pensé pendant trois semaines! Après cette période, je suis retournée à ma librairie préférée et je me suis procuré Milk and honey dans un magnifique coffret comprenant également le deuxième recueil de Rupi Kaur, The sun and her flowers. Bien que toute la poésie de cette autrice soit traduite en français, étant donné le caractère poétique, j’ai préféré me les procurer dans la langue originale (ah et, c’est moins cher comme ça).

Ce premier recueil de poésie publié en 2015 est séparé en quatre parties traitant chacune de thématiques féministes : on discute de quatre douleurs dont les femmes font souvent l’expérience dans leur vie. Autrement dit, c’est un recueil qui présente tout autant les moments plus doux que plus amers.

Je me suis vraiment surprise à adorer ma lecture de Milk and honey. Étant nouvelle dans cet univers, je ne sais pas trop encore s’il y a une étiquette de lecture de la poésie : est-ce que c’est fait pour être lu rapidement? d’un coup? un par jour? Je sais très bien qu’il n’y a aucune “bonne” façon de lire un livre, poésie ou non, toutefois je me suis questionné à savoir si je me mettais dans les meilleurs conditions. Mais bon, les meilleures conditions sont probablement celles qui me sont venues instinctivement lorsque je l’ai dévoré en une seule soirée.

Les deux premières parties de ce recueil discutent de thématiques qui me rejoignent moins personnellement, mais qui ne m’ont pas moins touchée en raison de leur aspect fort et féministe. En effet, Rupi Kaur dénonce l’abus des hommes, les relations toxiques et la mysoginie à travers ses courtes envolées. Le message passe simplement et c’est ce qui fait qu’il est d’autant plus marquant. Je restais parfois quelques minutes sur une page tellement elle m’avait fait remettre une certaine situation ou un certain enjeu en perspective. Le meilleur là-dedans, c’est que ce n’est pas un “dans ta face, voici ce dont je parle”. C’est vraiment un dialogue ouvert qui va nous apporter des bienfaits au courant de notre lecture et même après.

Les deux dernières parties, également plus joyeuses, étaient plus à ma portée du relatable et je dois dire que je les ai tout autant apprécié que la première moitié. Pour moi, Milk and honey a été une véritable bouffée de fraicheur après une lecture de fantaisie plus difficile (ahem ahem The Night Circus). En plus, elle m’a apporté un témoignage important venant d’une soeur, d’une autre femme. Personnellement, je pense qu’il n’y a rien comme un livre pour nous faire ressentir les émotions de quelqu’un d’autre et de ce fait, pour se sensibiliser à des enjeux différents. La poésie de Rupi Kaur s’y prête merveilleusement. D’ailleurs, petite mention spéciale aux petites illustrations minimalistes qui contribuent à l’atmosphère dégagée qui, on s’entend, laisse place aux rimes et à la réflexion.

Qui aurait cru que j’allais autant me plaire à la poésie? S’il y a bien une chose de certaine, c’est que je pense que c’est un recueil assez accessible étant donné mon statut de débutante. De plus, j’ai maintenant très hâte de me mettre à The sun and her flowers, ainsi qu’à Home body. Je n’ai pas encore acheté ce dernier, mais ce sera certainement l’affaire de quelques jours seulement. Et puis, qui sait, peut-être qu’en suite, je deviendrais une fan de poésie plus en général?

Anne

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    C’est bien de réfléchir avant d’acheter un livre…La poésie a beaucoup de charme et d’effets…Pour lire, il faut suivre notre instinct…L’abus des hommes, ça toujours été et le sera toujours…Je l’ai réalisé en voyageant dans différents pays…

    Bravo pour le deux dernières parties qui te font aimer la poésie maintenant…Moi, j’adore la poésie. Ça me transporte dans un autre monde…Ça me fait du bien…
    Très belle critique….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *