L’été de tous les possibles

Bonjour à tous! Avec l’été qui tire à sa fin (enfin, pour ma part : je recommence très bientôt l’école malgré le beau temps qui se prolongera probablement pour un bon mois et demi de plus), il était plus que temps que je me laisse tenter par le dernier Jennifer Niven qui y est principalement consacré. Voici donc ce que raconte L’été de tous les possibles :

Claudine avait préparé la fin de son lycée avec enthousiasme : road-trip avec sa meilleure amie, perspective de sa première fois… Mais toute cette planification ne prenait pas compte de la bombe que son père s’apprêtait de lâcher dans la famille. En effet, il en a assez de la vie quotidienne et a décidé de quitter sa mère. Dévastée, Claudine se voit donc projetée en vacances solo avec sa maman, sur une île coupée du réseau et de ses amis, où elle fera la rencontre de Jeremiah Crew. Comment Claudine surmontera-t-elle ses tracas familiaux? Que se passera-t-il avec Jeremiah?

L’été de tous les possibles était pour ma part mon deuxième Jennifer Niven de l’année, et je dois dire que mon avis est assez semblable sinon moins bon que pour Tous nos jours parfaits.

En effet, en soi, je n’ai pas grand chose à reprocher à l’histoire : c’était bien construit, il y avait des passages plus touchants, et le tout compose sans aucun doute un bon roman de rite de passage adolescent. J’ai remarqué quelques longueurs, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangée : c’est plutôt le fait que j’avais l’impression d’avoir déjà lu ce livre encore et encore et encore et encore. L’adolescente affligée, séparée de ses amis le temps d’un été, et qui de surcroit fait la rencontre d’un jeune garçon (bad boy, je mentionne) à qui elle ne veut pas s’attacher? C’est digne des meilleurs clichés du genre.

Attention : mon problème avec ce genre de roman ne provient pas de l’histoire en tant que telle. Dans les faits, les premières fois que j’ai rencontré des contemporains du genre, j’avais adoré découvrir les récits. Cependant, lorsque cela se répète, on devient de plus en plus insensible. C’est donc exactement ce genre de situation que ma lecture de L’été de tous les possibles a provoqué chez moi. On néglige souvent l’importance de l’originalité dans nos lectures… L’été de tous les possibles, c’était bien, mais pour moi, une lectrice qui a déjà lu ce genre de schéma, ce n’est rien de nouveau et cela perd de son intérêt. Pour tout vous dire, j’étais plutôt indifférente lorsque j’ai refermé mon livre…

Cependant, si, contrairement à moi, cette histoire vous intrigue beaucoup et ne vous semble pas du tout familière : foncez! L’écriture est fluide, et bien que je n’aie pas personnellement particulièrement ressenti d’émotions durant ma lecture, j’ai définitivement décelé des moments qui pourront vous toucher. J’ai donc donné une note plus basse comme je note toujours mes livres selon mon appréciation, mais si j’avais à vous le recommander sur une base de qualité, ce serait plus élevé. Mais seulement si vous êtes un lecteur qui ne se reconnaît pas dans ce que je viens d’expliquer!

Malgré tout, je dois dire que j’étais très contente de voir que la sexualité a été grandement abordée dans ce roman. C’est probablement mon aspect préféré dans ce livre, considérant qu’il est selon moi assez réaliste de ce que peuvent sentir les adolescentes comme Claudine. Il n’y a pas assez de livres qui abordent le sujet dans la littérature young adult, selon moi, et cela fait du bien de voir que cela prend une place de plus en plus importante dans nos livres aujourd’hui (comme cela le devrait!).

Merci à Gallimard Diffusion Jeunesse pour l’envoi de ce roman!

Anne

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