Le théorème des Katherine

Coucou les lecteurs! Dernièrement, je me suis mise au défi de tenter plusieurs livres de John Green afin de déterminer si leur statut de classiques du young adult en vaut vraiment la peine. Aujourd’hui, on s’attaque donc au Théorème des Katherine, ou plutôt An abundance of Katherines en VO.

Colin est victime d’une malédiction originale : il a eu le béguin dix-neuf fois pour une Katherine différente (et pas pour une Catherine ou une Caterine. On parle bien de Katherine, ici). Cependant, sa dernière relation venant tout juste de prendre une fin abrupte, le génie des maths se met à l’idée d’établir un théorème mathématique afin de pouvoir déterminer, dans le futur, comment se porteront ses prochains béguins. Et si à travers ses élaborations mathématico-amoureuses et un road trip avec ses amis, Colin ne parvenait pas justement à se trouver lui-même?

Je vous le dit tout de suite : si Le théorème des Katherine a tous les ingrédients pour faire un livre agréable, qui plus est un livre de John Green, c’est loin d’être mon préféré de cet auteur. Tout d’abord, l’histoire s’aborde plus difficilement que les autres. Il y a beaucoup de détails lancés en l’air de façon brouillonne, ce qui a eu pour effet de me mélanger pour un bon tiers du roman. De plus, si j’avais trouvé les ressemblances entre Qui es-tu Alaska et La face cachée de Margo supportables, on est vraiment tombé dans le cliché avec Le théorème des Katherine au niveau des personnages. Cependant, je dois dire qu’un retournement de situation dans ce livre m’a beaucoup surprise, et a un peu remonté la note de l’originalité.

Si les autres livres de John Green avaient une atmosphère particulière caractéristique, celui-ci s’est un peu perdu dans les vapes des mathématiques, ce qui l’a rendu beaucoup moins mémorable. Enfin, il me faut souligner que c’est un livre qui date du milieu des années 2000 : à plusieurs reprises, John Green a passé des commentaires sur des sujets sensibles tels que sur le poids des gens. Je suis le genre de lectrice qui est capable de passer à travers ces éléments en me remettant en contexte (celui de 2006, pour être plus précise) afin de ne pas participer à la cancel-culture. Cependant, si c’est un sujet qui vous touche beaucoup, je vous conseille peut-être d’aborder les petits commentaires avec des pincettes.

En bref, ce n’est pas le meilleur John Green, mais vous allez quand même passer un bon moment à découvrir le théorème de Colin (qui, d’ailleurs, est uniquement composé de faits réels élaborés par un vrai mathématicien. Si ce n’est pas cool, ça!)

Anne

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