Le Royaume de Lénacie tome 6

Coucou les lecteurs! Aujourd’hui, je vous retrouve pour vous parler du tout nouveau tome de la saga du Royaume de Lénacie par Priska Poirier. Probablement comme plusieurs jeunes québécoises, cette série fantastique tournant autour d’un monde de sirènes m’avait grandement marquée. De quoi dire que lorsque j’ai su que Priska Poirier nous arrivait avec un tout nouveau tome dans le même univers, j’étais plus qu’emballée!

Des années après la fin du bref règne de Marguerite sur Lénacie, la sirmaine a quitté l’océan pour élever ses deux filles jumelles sur la terre ferme. C’est seulement à l’âge de quatorze ans que Delphine et Océane découvriront leurs véritables origines : lors des vacances d’été, leur mère les emmènera dans le royaume sous-marin. Toutefois, l’adaptation des adolescentes se révèle à être beaucoup plus difficile que prévu alors que Marguerite est envoyée loin d’elles en mission pour la couronne et que les sirènes de leur âge sont pour le moins peu accueillantes. Quel complot Marguerite devra-t-elle mettre au jour? La relation entre Delphine et Océane souffrira-t-elle durant leur premier été à Lénacie? Les adolescentes y feront-elles leur place?

Malheureusement, je dois vous dire que ma lecture de ce sixième tome a été assez décevante. J’avais très hâte de me replonger dans l’un des univers de mon enfance, mais je n’ai réussi qu’à me dire que c’était moins bon que lorsque j’étais petite. Et non, je ne pense pas que cela soit parce que je ne suis plus “de l’âge de lire ça”. En effet, je suis encore très fan de la littérature jeunesse, que je consomme assez régulièrement et que j’apprécie de façon authentique. En d’autres mots, c’est bien le livre qui m’a déçue et non moi qui n’a plus la capacité de l’aimer.

Tout d’abord, j’ai trouvé que le style d’écriture était très simple et ce, même pour un livre jeunesse. Mes souvenirs et les quelques pages que j’ai feuilletées de la série originales avant ma relecture m’indiquaient un style certes très accessible considérant le public cible, mais tout de même assez standard. Dans ce sixième tome, des tournures de phrases définitivement trop parlées sont venues brusquer ma lecture. C’est comme si c’était trop simple, et que ça faisait contraste avec les autres tomes!

Dans un autre ordre d’idées, j’ai été assez indifférente à l’intrigue. Le premier tiers reproduit un schéma semblable au premier tome comme il constitue l’introduction de Delphine et Océane au monde de Lénacie. Ça joue sur la nostalgie, mais ça n’apporte rien de plus, d’autant plus que la conclusion de ce livre indique clairement que l’enjeu principal de cette trilogie sera très semblable à la saga originale. D’ailleurs, le chemin pour s’y rendre ne constituait pas réellement une histoire aussi intéressante que les aventures de la jeune Marguerite : on suit de façon alternée Delphine et Océane durant leur été, et outre les petites intrigues avec les autres sirènes adolescentes, il n’y a pas de substance essentielle. J’ai eu un intérêt assez marqué en raison de ma curiosité jusqu’à la moitié du livre, mais à un certain point, l’histoire ne me rendait pas assez la pareille pour que je reste accrochée. C’est un petit livre dans laquelle la police d’écriture est imprimée en très gros caractères, donc ce n’est pas peu dire…

La seule trame qui ne me semblait pas uniquement centrée sur l’existence des personnages dans le milieu aquatique était celle concernant Marguerite. Toutefois, c’était pour moi à la fois un point positif et négatif : je m’explique. La quête de la maman sirmaine était définitivement celle qui rappelait le plus le contenu des cinq premiers tomes, mais je ressentais un petit malaise que de suivre à la fois les filles à la mère. En effet, je ne pensais pas que Marguerite allait rester un personnage si central : je suppose que c’est pour jouer la carte du rappel des fans de l’époque, dont je fais partie. Considérant que la vaste majorité des lecteurs seront probablement dans le même genre de situation, si on excepte les petites chanceux qui redécouvriront la saga dans la nouvelle réédition, je me suis demandé tout au long de ma lecture pourquoi les personnages ne s’étaient pas complexifiés au même rythme… Selon moi, il n’y a rien de mal à avoir un personnage adulte dans un livre jeunesse, c’est juste que la façon avec laquelle cette dynamique a été réalisée ne prenait pas assez en compte les différentes maturités des protagonistes. En d’autres mots, j’avais l’impression que Marguerite se devait d’être incluse dans le roman pour interpeller les anciens lecteurs, avec sa personnalité de 14 ans alors qu’elle en a 40, alors qu’une intrigue plus assumée tournant autour des jumelles uniquement aurait créé un meilleur équilibre que le drôle de sentiment jeunesse simpliste auquel on a eu droit.

Malgré tout, je dois dire que j’ai apprécié me replonger dans mes souvenirs en lisant ce nouveau tome du Royaume de Lénacie. J’ai définitivement adoré redécouvrir tous ces mots magiques caractéristiques de l’univers aquatique et des sirènes ; j’ai adoré relire des descriptions de la cité, qui était restée intacte dans ma mémoire. De ce côté, c’est certain que c’est une réussite pour moi. Je suis assurément très contente d’avoir lu ce livre, bien qu’il ne soit pas du tout mon préféré de la saga et que mon appréciation mitigée repose principalement sur la nostalgie et l’atmosphère, et ce, même si c’est juste pour le fait qu’il a fait revivre la flamme de ma passion de jeune lectrice. Dans tous les cas, j’ai bien hâte de voir dans quelle direction cette histoire se développera, car on ne sait jamais : ce sixième tome est peut-être uniquement une introduction à une intrigue qui remontera les échelons et atteindra ceux des volumes passés!

Avez-vous lu le Royaume de Lénacie dans votre jeunesse? Planifiez-vous replonger (ah! ah!) dans cet univers pour découvrir le sixième tome?

Merci aux Éditions de Mortagne pour l’envoi de ce roman!

Anne

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