Le meilleur des mondes

Coucou les lecteurs! Aujourd’hui, je vous retrouve pour vous parler d’une dystopie classique : Le meilleur des mondes par Aldous Huxley. Étant une grande fan de la dystopie young adult, qui a connu ses jours de gloire durant les années 2010, j’ai un certain intérêt pour les monuments du genre. Dans les dernières années, j’ai notamment lu 1984 de George Orwell, et même si j’y préfère très probablement (attention oreilles prudes de puristes) Hunger Games de Suzanne Collins. Pour ce qui est du livre dont je vous parle dans cette chronique, mon père m’en avait fait cadeau il y a un peu plus d’un an, et ayant peur d’être déçue et de trouver ma lecture difficile, c’est seulement cette année que j’ai décidé de me lancer.

L’État mondial est désormais le gouvernement central du monde. La technologie étant parvenue à des niveaux inégalés, les humains sont produits massivement selon des niveaux génétiques différents : les Alphas, raffinés selon les idéaux, composent l’élite de la société alors que les castes inférieures sont destinées à les servir. Bien qu’il soit un Alpha, Bernard Marx est plus petit que la moyenne, aussi petit que les Bêtas comme Lenina Crowne dont il fera la rencontre bouleversante. Comment trouver la vérité, lorsqu’on vit dans le meilleur des mondes?

Pour préfacer cet avis, comme je l’ai mentionné dans mon introduction, je ne m’adresse pas aux lecteurs puristes qui considèrent tout classique comme livre dont il est interdit de relever des aspects négatifs. En effet, ma lecture du Meilleur des mondes ne s’est pas du tout bien passée au niveau narratif. Toutefois, et j’y reviendrai, je suis tout à fait d’accord sur le point que son message est très pertinent!

Tout d’abord, bien que ce roman fasse uniquement 300 et quelques pages, j’ai eu beaucoup de difficulté à passer à travers. En effet, c’est une histoire très lente, et un rempart majeur nous met les bâtons dans les roues dès le premier tiers : on a affaire à un segment descriptif pratiquement ininterrompu. Certes, l’univers est complexe et c’est tout là que réside la signification du roman, et c’était ainsi que l’on présentait les histoires à l’époque d’Aldous Huxley ; de la part d’un lecteur qui cherche à s’évader dans des histoires, l’équilibre entre la trame narrative et la philosophie n’était pas du tout présent. Et ne me mentez pas : si vous lisez uniquement pour la philosophie, chose qui est tout à fait valide, je doute quand même que vous allez trouver addictif un tel rythme d’intrigue.

Les personnages sont dans la même lignée que celle de l’intrigue. Je n’ai pas accroché à eux, et j’avais plutôt l’impression qu’ils étaient les outils du message véhiculé. En soi, c’est bien étant donné que tout se dirige dans la même direction. Cependant, c’est aussi quelques chose de très lourd.

Parlant du message, c’est selon moi le meilleur aspect de ce livre. On pourrait certainement discuter très longtemps à savoir si Aldous Huxley a réellement prédit l’avenir ou non. Pour ma part, je n’ai pas été aussi époustouflée que dans 1984 (pas que j’ai eu de coup de coeur non plus), mais cela vaut la peine d’être découvert. Est-ce qu’on a nécessairement besoin de lire tout le livre pour le saisir? C’est toujours mieux, mais un bon résumé ou quelques vidéos sur le sujet pourraient suffir à vous donner cette “culture” qu’on mentionne souvent lorsqu’on ne lit pas de classiques au quotidien. Dans un autre ordre d’idées, j’ai été assez intéressée à voir les parallèles entre cette dystopie classique et les dystopies young adult que j’ai lues dans ma vie de lectrice.

Bref, Le meilleur des mondes n’est pas un roman pour moi, et j’ai pris plusieurs mois à le lire. Le message est pertinent, je le comprends et je le reconnais, mais je n’ai pas trouvé agréable de passer à travers un livre si pénible pour seulement “ça”. Aussi court soit-il, je pense que c’est plus un livre philosophique qu’un roman pour se divertir.

Anne

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Ça été long avant d’entreprendre cette lecture….Qui n’a pas été ta préférée….

    Parce que trop philosophique à ton avis…

    À tant grande lectrice, tu es en mesure de juger….

    Tu auras plus de plaisir à ta prochaine lecture….
    Ce livre est lu et rangé pour longtemps probablement….

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