Red, White and Royal Blue

Coucou tout les lecteurs! Aujourd’hui, on se retrouve pour une nouvelle chronique dans laquelle je vais vous donner mon avis sur le populaire Red, White and Royal Blue par Casey McQuiston. Récemment, j’ai également lu Nous les Menteurs, qui a la particularité commune avec le livre dont je vous parle actuellement d’être très populaire sur TikTok. Comme j’aime toujours une bonne petite romance contemporaine LGBT, il ne m’en fallait pas plus pour commencer!

Alex Claremont-Diaz est le fils de la Présidente des États-Unis. Son chemin de vie est bien clair dans sa tête : après l’école de droit, il travaillera auprès de l’équipe de sa mère, puis deviendra le plus jeune Sénateur de l’histoire de l’Amérique. Toutefois, alors que sa mère fait campagne pour son deuxième terme à la Maison Blanche, Alex doit rétablir un quiproquo diplomatique avec le Prince Henry d’Angleterre. En effet, les ennemis de toujours ont eu une altercation à une réception internationale qui a rapidement fait le tour d’Internet. Les deux jeunes hommes devront ainsi prétendre être les meilleurs amis du monde jusqu’à ce que le mécontentement cesse de se faire entendre… Et si la prétendue amitié entre Alex et Henry se développait en quelque chose de plus vrai? Est-ce qu’une véritable relation est possible entre les deux jeunes hommes politiques?

Si vous m’aviez demandé ce que je pensais de ce livre durant les 100 premières pages, je vous aurais dit que je m’apprêtais à passer à travers une lecture un peu décevante et très difficile. En effet, je trouvais que le rythme de l’histoire était lent : je comprenais très facilement quel était le concept du livre, et on aurait dit qu’on broutait un peu en attendant qu’elle se concrétise devant nos yeux. De plus, les dialogues et le style d’écriture de l’autrice, très “branché”, était un peu cringy à mes yeux. Je me demandais vraiment comment j’allais lire 400 pages de cette histoire…

…jusqu’à ce qu’elle prenne un tournant tout à fait addictif, mignon, romantique, et tout à fait ingénieux. En effet, après la marque des premières 100 pages, le rythme de l’histoire a commencé à s’enclencher sérieusement. Les personnages, jusque là simplement esquissés et quelques peu dans les stéréotypes, se sont grandement nuancés. Red, White and Royal Blue n’est pas un livre dénonciateur ou quoi que ce soit du genre, mais il amène définitivement des messages forts à travers Alex, Henry et tous les autres qui les entourent, notamment à propos de l’exploration de la sexualité.

La romance de ce livre est tout simplement des plus attachantes. Je suis tombée en amour avec Alex et Henry au même rythme qu’eux, et ce que je trouvais cringy dans les dialogues et la narration est devenu un petit péché mignon. De plus, j’ai apprécié voir le développement de leur relation outre le enemies-to-lovers. Certes, c’est probablement l’un de mes schémas préférés, notamment lorsque cela entraîne des discussions enflammées *dans tous les sens du termes*, mais ce qui unit Alex et Henry, à la fin du livre, est un magnifique lien d’amour qui contribue réellement à amener l’un et l’autre vers le meilleur.

Enfin, je dois dire que ce livre était tout à fait addictif à travers son intrigue magnifiquement ficelée et son arrière plan politique. On a affaire à une réalité légèrement alternative – la Présidente Claremont, démocrate, n’a jamais été élue en 2016 et la Reine Mary ne figure pas sur mes billets de 20$ – mais elle ne manque pas de réalisme et de palpitations dans sa trame narrative suivant en arrière-plan une campagne électorale de réélection. Bref, on est pas seulement tenu en haleine jusqu’à la dernière page pas la romance, mais aussi par l’histoire en tant que telle! Si j’avais un seul reproche à faire par rapport à la façon avec laquelle l’histoire est présentée, c’est que les paragraphes étaient parfois un peu imprécis par rapport aux changements de lieux et de temps. J’ai du relire quelques passages pour me re-situer!

Mon seul problème avec l’aspect très contemporain, c’est que je pense que Red, White and Royal Blue ne vieillira pas facilement. Non seulement c’est un livre qui est entièrement ancré dans on époque, faisant beaucoup de références pop culture et à l’actualité, c’est aussi très placé dans l’année 2020. Et qu’est-ce qui ne s’est pas passé en 2020? Vous avez compris. Mais bon, je ne peux pas enlever de points à ce livre pour sa possible défaillance à l’épreuve du temps, car lorsque j’ai fini ma lecture, en pleine journée d’école étant donné que je ne pouvais pas continuer à vivre sans savoir ce qu’il allait se passer ensuite, j’étais tombée sous le charme à 100%.

En bref, je ne pense pas que Red, White and Royal Blue soit un livre parfait. Le premier quart aurait pu être accéléré, on aurait pu diminuer l’utilisation du mot fucking et de certaines remarques quétaines, on aurait pu faire un découpage en un plus grand nombre de chapitres pour améliorer les soucis de changements de paragraphes et je ne pense pas que ce sera un livre qui se relira particulièrement bien en 2030, mais chose certaine, vous passerez un moment tout à fait délectable durant votre lecture. Et ce n’est pas peu dire, si cela compense et même dépasse tous les petits éléments que je viens de vous mentionner!

Red, White and Royal Blue était d’ailleurs supposé paraître en français en 2020 (c’est ironique, je sais) sous l’horrible titre de My dear fucking prince, mais la parution n’est toujours pas replanifiée. Dans tous les cas, je préférais définitivement lire ce livre en anglais étant donné que je déteste le titre de la VF! Vous savez probablement que j’ai de la difficulté avec les titres qu’on ne traduit pas en français, alors lorsqu’on le “traduit” pour un moins bon titre, toujours en anglais, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Rassurez-vous, j’ai maintenant ma copie de la VO dans ma bibliothèque, et elle ne risque pas d’en bouger d’ici très longtemps! À moins que ça soit pour rejoindre le prochain livre de Casey McQuiston, One Last Stop, qui doit sortir très bientôt…

Anne

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