Orphelins 88

Mon appréciation

9 Qualité de l’intrigue

8 Cohérence du schéma narratif

9 Clarté du texte

10 Respect du genre

10 Appréciation de la trame narrative

Prenez note que 10 est excellent et 0, médiocre.

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je vous reviens avec la critique du livre Orphelins 88 par Sarah Cohen-Scali. Comme vous le savez peut-être si vous me suivez depuis un petit moment déjà, j’ai lu le roman Max en janvier 2016, qui a été écrit par la même auteure. J’en ai gardé un très bon souvenir malgré mon ambivalence tout de suite après (voir la critique ici… résumé hyper détaillé, oups. J’étais encore à mes débuts, il faut m’excuser). Lorsque j’ai vu passer Orphelins 88 sur Instagram, j’ai été ravie de voir qu’une « suite » était sortie. Ces deux livres se lisent séparément, c’est-à-dire qu’ils ne forment pas une duologie, mais l’auteure précise bien dans ses notes à la fin du deuxième qu’elle l’a écrit pour voir ce qu’il était arrivé aux enfants du Lebensborn après la guerre. Bref, voici sans plus tarder le résumé de ce livre.

La guerre est enfin terminée. Un garçon est recueilli par des GI’s américains, puis envoyé à l’orphelinat d’Indersdorf, où Ida, la directrice de l’établissement, le baptise Josh en attendant que sa mémoire lui revienne. En effet, le pauvre garçon ne se souvient de rien avant son arrivée à la Napola, une école où les petits Aryens étaient formés pour devenir de parfaits Allemands. Toutefois, une chose le tracasse : pourquoi a-t-il un numéro tatoué sur son bras gauche ? Son esprit est donc tout aussi polarisé que son corps : un bras allemand et un bras juif. Avec l’aide de ses nouveaux amis aux passés les plus sombres les uns que les autres, il tente de se remémorer sa vie d’avant. Au fil du temps, Josh perd son idéologie nazie alors qu’il voit que l’Europe n’est pas prête de le faire. Sa vie change du tout au tout grâce à Wally, un soldat américain noir qui lutte contre la ségrégation, de sa protectrice Ida et de Halina, une juive orpheline, qui le poussent à vivre et non plus survivre. Où se trouve sa famille ? Est-elle seulement encore en vie ? Est-il passé par les camps de concentration ? Qui est cette Beate, une jeune Allemande qui l’intrigue fortement ? La guerre est-elle réellement finie, même après tout ce temps ? Qu’est-ce que le Lebensborn a à faire avec lui ?

J’ai simplement adoré ce livre. Encore aujourd’hui, plusieurs jours après l’avoir terminé, j’y pense. Bizarrement, juste avant de le commencer, j’ai ressenti un doute, qui s’est révélé faux dès que j’ai lu la première page. Chaque détail avait son importance : l’auteure a pris soin d’insérer une panoplie d’éléments historiques pour rendre l’histoire encore plus réaliste. Le réalisme historique est d’autant plus accentué par la découverte du programme Lebensborn, qui avait pour objectif de créer la race parfaite en élevant le plus d’enfants aryens possible. De plus, j’ai trouvé que le personnage de Josh était merveilleusement bien construit et attachant. Son évolution au cours de ma lecture était marquante. J’ai aussi beaucoup aimé découvrir le passé des nombreux autres personnages tels que Halina, Wally ou Beate. Chacun d’eux nous rappelait l’importance d’une valeur à cause de leur parcours, comme l’amitié, la famille ou l’égalité. D’ailleurs, celles-ci additionnées aux thèmes exploités font de ce livre un indispensable pour les adolescents d’aujourd’hui. En plus de nous rappeler la guerre et tous ces événements qui ne doivent plus se reproduire (par exemple le Lebensborn ou l’extermination des Juifs), cela nous enseigne de nous aimer les uns les autres. La liberté, la guerre, le racisme, la résilience : tout dans ce livre nous oblige à le lire un jour ou l’autre. La lecture était carrément addictive : je ne pouvais pas lâcher mon livre, risquer de ne plus pouvoir savoir la suite ! Si vous n’êtes pas habitués de lire de gros romans, n’ayez pas peur, celui-ci se lira en deux temps trois mouvements. Je recommande ce livre à tous, je suis certaine qu’il vous chamboulera tout autant qu’il m’a chamboulée.

2 Commentaires

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Quelle belle histoire de ce petit garçon au bras allemand et au bras tatoué juif…Qui ne se souvient de rien concernant ce cette idéologie aryenne d’Hitler….
    Ce doit être tellement intéressant à lire pour savoir s’il s’en est sortie avec l’aide qu’il a eue. Aussi, s’il a retrouvé sa famille….

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Correction: S’il s’en est sorti….Je vais encore trop vite sur le clavier et je ne regarde pas assez…..

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