Nous les Menteurs

Coucou les lecteurs! Depuis plus d’un an déjà, TikTok est un réseau social très populaire et la communauté du livre s’y est bien évidemment établie. L’une des particularités de “BookTok” est la hype entourant de nombreux livres et ceux-ci, à la surprise générale, ne sont pas tous des sorties récentes. De retour, l’engouement pour La Sélection et Un palais d’épines et de roses! Un autre livre à la mode ces derniers temps est donc Nous les Menteurs de E. Lockhart, qui me faisait bien envie depuis sa sortie en 2015. Je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire, mais comme je suis tombée dessus en usagé cet automne, j’avais décidé de me le faire pour l’été. Mais bon, en lectrice influençable que je suis, je n’ai pas pu attendre plus longtemps pour me faire un avis dessus!

Cadence est la petite fille aînée de la riche famille Sinclair. Chaque été, celle-ci se réunit sur leur île privée de Beachwood afin de passer les vacances ensemble. Malheureusement, un drame se produit à l’été des quinze ans de l’adolescente, un drame pire encore que tous les divorces et toutes les intrigues déjà présentes dans la descendance Sinclair. Toutefois, à l’âge de dix-sept ans, Cadence n’est pas encore certaine de savoir ce qu’il s’est réellement passé. Quel est l’événement qui a bousculé la vie de la riche famille?

Je ne sais pas tellement par où commencer avec ce roman. Chose certaine, il n’a définitivement pas été le coup de coeur que TikTok me promettait. Cependant, je suis presque certaine que ma petite déception est causée par cette hype… je m’explique.

La promesse de BookTok par rapport à Nous les Menteurs résidait dans son dénouement dont on vantait l’originalité et la tristesse. J’ai rapidement arrêté de compter le nombre d’avis positifs de lecteurs mentionnant avoir pleuré toutes les larmes de leur corps après avoir refermé ce livre. Autrement dit, lorsque j’ai commencé ma lecture, je n’avais qu’une idée en tête : découvrir cette fin qui allait me bouleverser. Vous aurez deviné que je n’ai pas du tout vécu cette expérience…

En effet, bien que je comprenne que ça soit une histoire triste, je n’ai pas ressenti cette émotion au point d’en pleurer et surtout pas au point de rester marquée par l’histoire à cause de cet aspect. De plus, au fur et à mesure que je m’approchais de la fin, je me demandais en quoi c’était un dénouement surprenant. Certes, on ne pense pas d’emblée que c’est ce qui s’est en réalité produit dans la famille Sinclair, mais on ne nous sort pas non plus avec un retournement de situation jamais vu dans l’histoire des livres young adult. Enfin, pour ma part, j’avais l’impression de suivre un schéma assez classique.

Par contre, je me dois de me remettre en contexte de la publication de ce roman. Le genre du YA n’en était définitivement pas à ses premiers balbutiements, mais en 2015, on avait encore affaire à l’exploration des nouveaux concepts. Aujourd’hui, on oublie qu’il n’y a pas toujours eu des romans destinés au jeunes adultes qui étaient tant des dystopies, des romances, des fantaisies, ou encore, dans ce cas, plus vers le contemporain-thriller. On peut donc penser que le dénouement pouvait effectivement être très original et surprenant. De plus, il faut prendre en compte que je suis une lectrice assez aguerrie, ou du moins, je pense l’être. Autrement dit, si j’ai déjà rencontré des histoires qui on réduit mon expérience de surprise avec Nous les Menteurs, ce n’est pas nécessairement le cas de tous les lecteurs. Si vous en êtes à vos premiers romans, ou si vous débutez avec le genre du young adult, ce sera certainement un livre que vous apprécierez pour son aspect tant vanté sur les réseaux sociaux.

En effet, ce livre comporte aussi des bons points! Pour vous faire une petite idée, j’ai lu ce roman en un seul avant-midi, car j’étais partie sur une excellente lancée de lecture avec American Royals, lu en entier la veille (j’étais en relâche, on m’excuse. Ou bien, on me félicite?). En soi, c’est bon signe, car on ne lit pas de mauvais livre en quatre ou cinq heures si on ne l’apprécie pas du tout. J’ai définitivement apprécié son atmosphère mystérieuse, sombre et enveloppante, tout en restant assez ouverte pour ne pas en faire un livre lourd. Au début de cet article, je vous mentionnais avoir à l’origine planifié lire ce livre durant l’été : je vous confirme que bien que ce ne soit pas un romance fluffy-jaune soleil-hop la vie, c’est très bien adapté à cette période de l’année! Certes, c’est aussi agréable durant les trois autres saisons, mais disons que ça serait définitivement un petit plus.

Bref, si jamais vous vous cherchez un livre qui se lira très rapidement, un livre qui vous plongera dans une atmosphère intoxicante et intriguante, Nous les Menteurs est définitivement pour vous. Je vous mets quand même en garde de ne pas trop vous mettre d’attentes sur la fin, si comme moi vous en avez entendu les mérites. Parfois, il est bon de ne pas trop insister sur un aspect particulier d’un livre, car il ne peut qu’engendrer des déceptions!

Anne

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