Max

Mon appréciation

7 Qualité de l'intrigue

6 Cohérence du schéma narratif

8 Clarté du texte

10 Respect du genre

8 Appréciation de la trame narrative

Prenez note que 10 est excellent et 0, médiocre.

Aujourd’hui, je vais vous faire la critique de ce roman inusité. Il a été écrit par Sarah Cohen-Scali, une auteure française. Voici son histoire :

Le 19 avril 1936, à presque minuit, le petit bébé sans nom s’apprête à naître. À tout prix, ça doit être le 20 avril. Et le premier! Ainsi, il sera béni des dieux germaniques. Quelle chance ce serait! Car le poupon, après avoir passé une multitude de tests pour savoir, premièrement, s’il est un pur Aryen, et, en deuxième, à quelle race nordique il appartient, pourra devenir un soldat SS et combattre pour son pays, l’Allemagne. Alors le voilà, qui naît de Frau (femme) Inge. Le premier de ses camarades, qui attendent sûrement eux aussi le 20 avril pour naître? Dès son arrivée dans le monde, il est parfait. Cheveux qui vont très certainement pousser blond, yeux d’un bleu transparent. Plus le temps avance dans le Heim (maison, mais c’est plutôt un « pensionnat » pour enfant de moins d’un an dans ce cas), plus le petit est acclamé. Dur, coriace, souple et élancé. La récompense de tous les efforts de Frau Inge, qui participe avec amour et dévotion au programme Lebensborn, viendra bien assez tôt. Petit bébé qui n’a pas encore de nom se fait appeler Max par sa mère. Toutefois, puisque c’est le Fürher en personne qui vient le baptiser (la récompense!!!), la Frau utilisera désormais Konrad comme prénom. Konrad von Kebnersol. Le petit qui est aussi vaillant qu’un SS formé pourra rester au Heim, premièrement parce qu’aucune famille d’adoption n’en veut et deuxièmement, parce qu’il est le parfait exemple du produit des efforts des Frauen. Alors, voilà ce que donnera votre enfant! Voilà ce que donneront vos efforts! À ses quatre ans, Konrad partira enfin en mission. Son but : « récolter » le plus de petits Polonais blonds aux yeux bleus. Pour en faire des Allemands. Mais le petit Konrad grandit, grandit vite! Il est maintenant un petit Pimpf (gamin)! Il intègre l’école pour devenir un parfait Jungmann (un soldat), Kalisch. Puisqu’il est baptisé par le Fürher en personne, il a droit à des rations supplémentaires de nourriture, à l’exemption des corvées, etc. De toute manière, à travers les petits Polonais qui ne savent rien de l’allemand, qui ne sont pas autant dévoués que lui au Reich, il est un ange. Parfait petit pimpf. Mais, une nuit, pendant qu’il regarde les sélections pour les nouveaux à Kalisch, il rencontre ce garçon. On dirait sa copie conforme, c’est Konrad à treize ans. Il le défend tout de suite. Il veut que ce garçon, maintenant nommé Lukas, devienne son frère. Il ne veut pas de mère, pas de père, mais oui, il veut bien d’un frère. Mais Lukas est juif. Comment un juif peut-il avoir les cheveux blonds et les yeux bleus, être un pur Aryen? Voilà ce que Konrad se demande. Ses convictions sont mises à l’épreuve. À qui est-il soumis? Lukas ou le Fürher? L’Allemagne est-elle aussi forte que Konrad le croit? Est-ce que ça vaut vraiment la peine, devenir un Jungmann? Mais, surtout, est-ce que c’est vraiment important de nous différencier ainsi et de ne laisser la place qu’à certaines personnes?

Mmmmmh, c’est partagé. Je vous avoue que j’ai un peu de mal à donner mon avis. Pas sur les éléments du livre, mais plutôt si j’ai aimé ou pas. Je trouve que personnellement, c’est vraiment très bien basé. Au début, j’ai été charmée, dans la librairie. J’ai tout de suite voulu le lire. Palpitant! J’aime l’histoire, et ça avait l’air prometteur. On ne voit pas souvent (en tout cas moi) de livres du point de vue des autres, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Même s’ils ont perdu, des gens là-bas aussi ont souffert et le livre fait paraître ces éléments à la perfection. Toutefois, plusieurs choses me font dire que je n’ai pas aimé. Premièrement, tout va un peu trop vite, sauf au début, où tout est très bien expliqué. Aussi, on perd le fil du temps, on ne sait plus où on est rendu dans la guerre, on ne sait plus l’âge de Konrad, bref ce n’est pas très cohérent par bouts, et surtout très confus. J’y ai pensé souvent pendant ma lecture et ça m’a vraiment dérangée. « Voyons! Il est rendu à quel âge, le petit? » De plus, je trouve que le texte est un peu cru. On dirait que c’est un brouillon, qu’on a oublié de faire le propre. De plus, puisque le livre est ponctué de mots en allemand, on ne comprend pas toujours. Mais bon, ce n’est pas mauvais, le fond de l’histoire, c’est bon, les personnages, c’est OK, les reste, bof. Donc, très partagé. Mais vous, qu’en pensez-vous?

Anne

 

1 Commentaire

  • avatar Lucie p.Gosselin dit :

    Quelle belle et longue critique encore et que elle histoire intéressante…..

    Tes lectrices doivent être en admiration en lisant tes critique avec tes

    phrases si bien construites……Bravo Anne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *