Lifestyles of gods & monsters

Salut tout le monde! Aujourd’hui, on se retrouve pour se parler d’un livre que j’avais très hâte de lire et qui s’intitule Lifestyles of gods & monsters. Il a été écrit par Emily Roberson et j’en avais entendu parler sur la chaîne de quartierdulivre!

Chaque année depuis dix ans, The Labyrinth Contest est organisé par la riche famille royale d’Ariadne. Lors de ce jeu télévisé, elle guide quatorze adolescents dans le Labyrinthe dans l’espoir que l’un d’entre eux tue le Minotaure. Lorsque la dernière saison est annoncée, le mystérieux Thésée se porte volontaire pour combattre le monstre et demande l’aide d’Ariadne. Bien qu’un lien particulier se tisse entre eux deux, venir en aide au prince d’Athènes signifierait trahir sa famille… et le Minotaure. Ariadne résistera-t-elle à Thésée? La dernière saison de The Labyrinth Contest connaîtra-t-elle un vainqueur? Ariadne trahira-t-elle sa famille? Quel est le lien qu’elle entretient avec le Minotaure?

Lifestyles of gods & monsters a été une lecture très décevante. Comme vous l’aurez peut-être deviné en lisant le résumé, il s’agit d’une réécriture de la légende d’Ariane (oui, en français, il n’y a pas ce d qui vient mélanger toute ma prononciation) et du Minotaure. Si vous connaissez un tant soit peu la mythologie grecque, vous saurez donc comment finit cette histoire, mais tout l’élément jeu télévisé ou téléréalité m’avait vraiment intrigué et tout de même donné envie.

Ma lecture de ce livre a été beaucoup plus longue que prévu. C’est loin d’être un gros livre : il fait environ 300 pages, et la VO ne m’a pas vraiment affectée. La chose est que ce livre est terriblement lent, prévisible et, cerise sur le sundae, croulant sous l’attitude i’m not like most girls du personnage principal (mais j’y reviendrai).

Comme je vous disais plus tôt, j’ai saisi ce livre car 1) j’adore la mythologie grecque 2) l’une de mes booktubeuses préférées en a parlé sur sa chaîne 3) il a quelques thématiques assez ressemblantes à Hunger Games, que j’ai relu et adoré récemment et finalement 4) la couverture (hardcover) de ce livres et ma-gni-fique. Au final, je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais, car toute la partie mythologie était selon moi peu poussée et très basique et tout ce que j’avais apprécié de la téléréalité des Hunger Games ne s’y retrouvait pas. En gros, même si c’est horrible que 140 jeunes soient morts dans les dix dernières années pour une téléréalité dans notre monde contemporain, personne ne s’en soucie et cela n’affecte en rien le propos du livre. On s’entend que cela devrait quand même engendrer un petit commentaire au goût du jour? Ce n’est pas parce qu’à la base, c’est une légende grecque que la réécriture doit zapper toutes nos mentalités actuelles… C’est justement ce qui aurait rendu ce livre intéressant. D’ailleurs, la mort de quatorze adolescents annuellement n’est pas le seul sujet qui est drôlement présenté selon moi. On aborde brièvement le sujet du consentement (par les soeurs d’Ariadne), et j’ai ressenti un lourd malaise par rapport à comment c’est amené. Au final, cela m’a donné l’impression que le livre restait non seulement en surface, mais il n’était même pas pensé jusqu’au bout.

Dans un autre ordre d’idées, j’ai trouvé qu’il y avait un énorme clash entre l’aspect “mythologie” et “époque contemporaine”. À tout moment, on aurait dit que l’auteur se souvenait subitement qu’elle devait intégrer des aspects technologiques pour nous rappeler que Lifestyles of gods & monsters n’était pas seulement une simple réécriture de la légende d’Ariane. Évidemment, l’intrigue est plus ou moins construire autour de l’accroche qu’est le Labyrinth Contest, mais ce n’était pas assez pour qu’on y croie. J’avais vraiment l’impression que les réseaux sociaux, la réalité virtuelle, la télévision ou les caméras en général (ahem ahem les retournements de situations à la fin) ne servaient qu’à appuyer l’histoire et non à en faire partie. En d’autres mots, la réécriture n’était pas vraiment fluide et aurait mérité qu’on y repense un peu pour éviter d’obtenir une intrigue cheap.

Parlons maintenant des personnages. Ils étaient unidimensionnels, prévisibles et clichés. Le pire, c’est qu’on aurait pratiquement dit que l’auteure oubliait parfois ce qu’elle avait écrit à leur sujet : au début du livre, on nous dit qu’Icare est le meilleur ami d’Ariadne, qu’ils partagent tout, etc., etc. Pas plus loin que quelques pages plus tard, Ariadne omet déjà à Icare des choses par rapport à Thésée. Le restant du livre, ils sont constamment en train de se crêper le chignon : autrement dit, nous ne voyons rien de leur amitié! Si l’on ne s’était pas fait dire au départ qu’ils étaient meilleurs amis, rien n’aurait pointé dans cette direction. Autre exemple, on mentionne que les soeurs d’Ariadne gagnent leur vie en faisant des tutoriels beauté sur Internet : pourtant, on entend uniquement parler de leur téléréalité et cela n’est plus jamais amené sur la table. Bref, on en dit plus qu’on en montre avec les personnages! Je n’ai également pas remarqué de personnalité particulière chez eux, c’est vous dire à quel point je n’ai pas trouvé qu’ils étaient recherchés (et si vous vous le demandiez, c’est pareil au niveaux de leurs relations entre eux. Difficile d’être plus insta-love que dans ce livre).

Vous devez maintenant l’attendre… Ariadne. Probablement le personnage le plus i’m not like most girls que j’aie vu de ma vie. Je sais qu’au fond de nous, tout le monde rêve d’être différent, donc on se dit tous d’un jour à l’autre que nous le sommes, je l’accorde. Sauf que lorsque ton personnage principal est un meme ambulant, c’est une autre paire de manches. Ariadne n’est pas comme ses soeurs : elle ne s’est pas rasé les jambes depuis des années, elle ne s’intéresse pas vraiment aux garçons, elle préfère rester dans sa chambre que passer à la télévision… D’abord, je me demande comment, dans une famille aussi tournée vers la célébrité et la téléréalité, ses parents n’ont pas réussi à lui transmettre leurs valeurs. Cela ne fait simplement aucun sens dans ma tête. Ensuite, je trouve que c’est tout simplement excessif. Dès les premières pages, Ariadne me saoûlait avec ses pensées et son attitude égocentrique. Quand, à peine dans les premiers chapitres, il était littéralement écrit, et je cite : “‘I know,’ Daddy says, his eyes crinking in a smile. ‘You aren’t like the others. Not like other girls at all. That’s why you’re my favorite – but don’t tell your mother ; she says we’re not allowed favorites.'” Plus explicite que ça, on croirait un meme. Je comprends que dans le genre du young adult, ce n’est pas rare non plus, mais je vous dirais que dans ce livre, c’était particulièrement prononcé et horripilant.

Qu’ai-je aimé dans ce livre, me direz-vous? Eh bien, je ne vous cacherai pas qu’en repensant à toutes ces choses, en écrivant cet avis, je me le demande également. Force est d’avouer que j’ai bel et bien terminé ce livre, donc il y avait tout de même un côté qui a du me plaire (sauf que je ne crois pas que ce dit côté soit très significatif). Je me souviens qu’à un certain point, dépassé la moitié sinon les trois quarts (oui oui, vous avez bien lu), il a enfin commencé à avoir de l’action (qui n’était pas déjà décrite dans le résumé) et j’étais assez investie dans l’histoire pour avoir envie de finir. Selon moi, ce seul moment n’est pas nécessairement une bonne raison de lire ce livre par rapport à tout ce que j’ai moins aimé. Évidemment, je suis malgré tout persuadée que certains peuvent y trouver leur compte et que tous les livres méritent d’être lus.

Qu’avez-vous pensé de ce livre? Avez-vous été moins déçus que moi?

Anne

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