Les Chroniques de l’érable et du cerisier tome 1

Coucou les lecteurs! Aujourd’hui, on se retrouve sur le blogue pour discuter du premier tome d’une toute nouvelle saga de fiction historique. Il s’agit donc des Chroniques de l’érable et du cerisier par Camille Monceaux et paru dans une magnifique édition aux sprayed edges chez Gallimard Jeunesse.

Orphelin, Ichirô a été recueilli par un ermite vivant dans les bois. Dès les moments les plus tendres de son enfance, l’homme enseigne la voie du sabre à son fils adoptif. Un jour, alors qu’un grand malheur frappe le samouraï, la vie d’Ichirô bascule et celui-ci se doit de survivre par lui-même. Ainsi, propulsé dans la vie citadine de laquelle il avait été tenu à l’écart jusque là, le théâtre, la voie du sabre et des amitiés inattendues pourraient lui indiquer la chemin de sa nouvelle vie.

Le premier tome des Chroniques de l’érable et du cerisier a définitivement été une surprise. Premièrement, allez savoir pourquoi, je m’attendais à lire un roman de fantasy oriental. La couverture étant un peu dans le style et le résumé, bien que ne laissant pas entendre d’aspect surnaturel, pouvant être interprété d’une telle façon, j’ai vécu un certain étonnement en réalisant que finalement il s’agissait plutôt d’une fiction historique. Toutefois, cela n’a pas du tout affecté mon enthousiasme pour ma lecture, car la fiction historique est un genre que j’affectionne tout particulièrement (presque autant que le fantasy, c’est dire) tout comme l’ensemble des romans se déroulant dans une culture asiatique. Au final, j’étais emballée de me plonger dans le Japon des années 1600, c’était littéralement la première fois de ma vie que je lisais un roman historique ne se déroulant pas en Occident!

Je dirais que l’action de ce roman est globalement assez lente, mais pas pour le moins inintéressante. Personnellement, lorsque le rythme des rebondissements est moins rapide, il m’arrive souvent de finir par perdre l’intérêt de l’histoire. Dans ce roman, c’est loin d’être le cas! Certes, on prend une bonne centaine de pages avant de sortir de l’introduction, cependant, l’atmosphère que Camille Monceaux a réussi à créer pendant tout ce temps a vraiment valu la peine pour le reste du livre. En effet, Le masque de Nô est beaucoup plus un roman de “tranche de vie”, et l’atmosphère est définitivement un point très fort de cette lecture. Dès les premières pages, on se sent intrigué par le monde dans lequel les personnages évoluent. Autrement dit, malgré leur bonne épaisseur, les Chroniques de l’érable et du cerisier se lisent très bien et facilement! Son ambiance détendue, enveloppante mais non moins intrigante vous fera tourner les pages facilement.

Les personnages de ce roman sont un autre aspect à ne pas négliger. Comme vous l’aurez compris dans le résumé, on suit l’histoire d’Ichirô de l’enfance à l’adolescence. De base, j’adore les histoires qui se déroulent sur un certain long terme (par exemple, La Passe-Miroir de Christelle Dabos, Nous les dieux de Bernard Werber… tout autant de livres qui n’en finissent plus de vous captiver). Dans ce livre, non seulement on a droit à cet aspect, mais en plus, cela nous permet de voir Ichirô grandir et évoluer! Sa personnalité promet d’ailleurs d’être des plus intrigantes pour la suite de cette saga. À travers multiples de multiples identités, il s’est présenté à moi comme aucun personnage auparavant. Autant au niveau des personnages que de l’intrigue, ce premier tome se voulait aussi assez introductif : il a posé les bases d’une histoire qui promet de s’approfondir et apporter des dimensions encore plus fascinantes au récit.

Pour ce qui en est des personnages secondaires, j’ai également trouvé qu’ils étaient de haut niveau. Ce n’est pas parce que ce sont des personnages secondaires que l’auteure ne les a pas approfondis! Mentions spéciales à la mystérieuse Hiinahima et au fidèle Shin qui ont littéralement ravi mon coeur. Sans parler de tous les événements absolument dé-chi-rants de la première moitié et de la toute fin du roman. Non mais, ça ne fait même pas un tome que je découvre ces personnages et déjà ils me saccagent émotionnellement! La fin ne constitue pas le cliffhanger du siècle, considérant qu’il ne se déroule pas à la vitesse de la lumière, mais je suis malgré tout plus qu’impatiente de voir comment la situation va se dénouer.

Enfin, je me dois absolument d’aborder l’immense richesse culturelle que Camille Monceaux nous a livrée avec ce roman. Il est évident qu’une recherche phénoménale du contexte historique japonais du 17e siècle a été faite ici. Je salue grandement cet aspect comme il m’a permis d’en apprendre beaucoup sur cette époque en ces lieux. Toutefois, je ne peux pas affirmer que c’était toujours très facile à suivre. Entre les notes de bas de pages, les termes en japonais et tout le tralala, j‘ai parfois trouvé que c’était présenté de façon un peu complexe à mon goût. Mais bon, on ne peut pas trop s’en plaindre non plus, mais soyez averti qu’une certaine concentration et/ou niveau de lecture sera requise!

Bref, je vous conseille grandement la lecture du premier tome des Chroniques de l’érable et du cerisier si vous souhaitez partir à la découverte d’une fiction historique discutant d’une époque peu représentée en littérature young adult. En prime, vous découvrirez des personnages authentiques et touchants, ainsi qu’une intrigue des plus atmosphériques. En revanche, soyez conscients que cette dernière particularité relève également de la lenteur du récit! Savoir dans quoi on s’embarque, ça nous permet toujours de plus apprécier notre lecture et je crois que dans mon cas, une fois que j’ai remarqué ce point, j’ai trouvé que c’était une ambiance très agréable à découvrir. À quand la suite?

Avez-vous lu ce roman de Camille Monceaux?

Merci à Gallimard Diffusion Jeunesse pour l’envoi de ce roman!

Anne

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