Le sixième sommeil

Hello les lecteurs! Aujourd’hui, je vous reviens avec ma première critique de l’année 2020 (enfin, la critique du premier roman que j’ai terminé en 2020). Ce n’est pas trop tard! Il s’agit donc du Sixième sommeil par Bernard Werber. Vous connaissez mon amour pour cet auteur et j’ai eu la chance de pouvoir choisir l’un de ses livres pour un projet scolaire sur un auteur de la francophonie. J’étais donc très contente de pouvoir lire ce livre qui me faisait très envie depuis un certain temps et ainsi de renouer avec mes bases de la philosophie-fiction. Bref, voici le résumé :

Jacques Klein a été élevé dans le culte du sommeil. Sa mère, Caroline, sommité dans le domaine, lui a montré à plonger au plus bas des stades de l’endormissement et à rêver de façon lucide. La quête de la chercheuse a toujours été de trouver une façon d’accéder au sixième sommeil, un état si profond qu’il permettrait tous les possibles. Aujourd’hui âgé de 28 ans, Jacques est malgré lui embarqué dans la quête de sa mère, qui disparait subitement… Quel est le secret du sixième sommeil? Où se cache Caroline Klein? Est-elle en danger? Que se passe-t-il lorsqu’on atteint l’état le plus profond de l’endormissement?

Encore une fois, cela a été une excellente lecture. J’ai beaucoup apprécié le fait que le sujet général soit différent de la plupart des autres romans de Bernard Werber. En effet, vous aurez peut-être pu le remarquer dans mes avis sur mes lectures les plus récentes de cet auteur, mais je commençais à trouver que cela revenait toujours au même avec le questionnement sur l’humanité, sur l’existence, etc. Pas que ces sujets ne m’intéressent pas : seulement, à la longue, on fait le tour et ça devient redondant. C’est ce qui m’a donné ma petite « écoeurite » de Werber (c’est-à-dire que j’ai pris une pause afin de prendre un peu de recul). Eh bien, après cette intermittence et un changement de sujet général, je suis retombée en amour avec lui! J’ai adoré en apprendre plus sur le sommeil, la façon dont il est considéré dans des sociétés différentes et ce qu’il pourrait nous apporter… C’était réellement intéressant et au final, on en ressort grandi (mais bon, quand est-ce que l’on ne ressort pas grandi avec BW?).

De plus, j’ai adoré la construction de l’histoire. Je n’aurais jamais cru dire cela un jour, mais je commence à plus apprécier les histoires qui se déroulent sur une longue période de temps. J’apprécie désormais plus lorsqu’il y a des bonds dans la chronologie, car cela permet d’aller plus loin dans l’histoire et d’approfondir les personnages. Dans un autre ordre d’idées, chaque petit détail laissé par-ci et par-là depuis le début de l’histoire revenaient s’entrecroiser et se dénouer à la fin, donc cela prouve à quel point le schéma narratif est agréable à lire et bien construit. C’est un délice que de voir des évidences se former devant nos yeux alors que depuis le début des indices avaient été posés…

Toutefois, je ne peux pas dire que le Sixième sommeil a été un coup de coeur parce que la fin m’a un peu déçue. Il faut dire que j’ai réussi à en deviner une partie, ce qui n’est pas peu dire ; de plus, j’ai trouvé que ce n’était pas assez flamboyant pour nous laisser une marque encore plus indélébile. Certes, le roman en lui-même m’a marquée et m’a donné matière à réfléchir, toutefois, je crois que cela aurait été encore plus frappant si la fin avait été à la hauteur du reste du récit. En d’autres mots, c’est un peu tombé à plat à la fin, mais cela n’enlève rien au reste de l’histoire qui est somme toute bien construite, addictive et bien évidemment philosophique. Je ne vous cacherai pas que j’envisage désormais différemment le sommeil et que je me questionne beaucoup plus dessus, tout comme mon avis sur notre existence a changé depuis que j’ai lu Les Fourmis… Bref, je recommande très fortement ce roman.

L’année commence bien avec cette belle lecture! En espérant que cela puisse continuer de même façon!

Anne

 

 

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Souvent, on se questionne sur l’humanité… J’ai déjà fait plusieurs commentaires sur tes lectures de Weber…Une petite écoeurite, c’est normal après plusieurs de ses lectures..Pour les apprécier par la suite….Et finir par un délice…..Le sommeil a toujours fait jaser parce que c’est difficile pour plusieurs de dormir. Et finir par une grande fatigue…

    Très belle critique encore et si bien construite…Bravo!

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