Le royaume assassiné

Coucou les lecteurs! Dans l’article d’aujourd’hui, je vais vous donner mon avis sur Le royaume assassiné par Alexandra Christo. Cela faisait très longtemps que j’avais envie de lire ce livre : la VO anglaise m’avait tapé dans l’oeil dès sa sortie, puis la traduction chez DeSaxus m’avait bien évidemment fait envie. Malheureusement, bien que celle-ci ait été disponible depuis l’automne, ce n’était pas encore le cas au Canada, où la maison d’édition n’avait pas les droits. Une fois de plus, Petit Homme est arrivé à la rescousse, puisque le roman vient tout juste de paraître pour les lecteurs québécois! Comme c’était l’une de mes sorties les plus anticipées de 2021, il était certain que j’allais m’y attaquer bientôt…

La princesse du royaume sous-marin de Keto, Lira, a une réputation effrayante sur la terre comme sous la mer. En effet, elle accumule les assassinats de princes, dont elle conserve précieusement chacun des coeurs afin d’établir sa position royale. On la connaît sous le nom de la Dévoreuse de Princes, et pour le prince Elian, cette mystérieuse créature constitue la clé du succès de ses affrontements contre le violent peuple aquatique. Un jour, Lira tue par erreur l’une de ses semblables : sa mère, la reine, décide donc pour la punir de la transformer en humaine. La seule façon de reprendre sa place royale sera de lui ramener le coeur d’un dernier prince sous forme humaine… celui d’Elian, bien sûr. Quelles sont les réelles intentions de la reine avec cette punition? Comment les destinées d’Elian et Lira se rencontreront-elles? Qui des deux parviendra à accomplir sa mission?

Pour être honnête, cette réécriture du conte de La petite sirène a été une très bonne lecture et une découverte qui vaut le coup d’être faite. Tout d’abord, il faut savoir que je ne suis pas la fan numéro un de La petite sirène, car j’ai plus ou moins de souvenir du film de Disney. Par contre, j’aime toujours les réécritures un peu glauques, ainsi que les histoires de sirènes : ce livre ne pouvait donc que me plaire!

Au niveau de la réécriture, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié l’approche d’Alexandra Christo. En effet, la punition infligée à Lira provoque un conflit très intéressant avec Elian. On le voit venir à cent mille à l’heure, de façon compréhensible comme cette histoire d’amour est littéralement dans le conte original, mais ces tentatives d’assassinats d’une part et l’autre des camps crée le contexte parfait pour une romance enemies to lovers des plus épiques. Qui n’aime pas que les futurs amoureux passent à deux doigts de se tuer à un moment ou à un autre? Ça sonne bizarre, mais ça engendre un grand progrès dans l’intrigue, les relations entre les personnages et les personnages en eux-mêmes. Selon moi, c’est le plus grand point fort dans Le royaume assassiné.

Cependant, le rythme de l’histoire en elle-même aurait pu être plus rapide dans la première moitié. En effet, la seconde est pleine d’action, pleine de rebondissements et de développements qui nous empêchent de mettre notre lecture sur pause. Toutefois, ce n’est pas le cas de l’introduction et de la première moitié, qui auraient mérité un certain resserrement pour rendre ce livre un petit bijou d’addictivité. Mais bon, on s’entend, comme ça s’accélère à un bon niveau au point central, ça reste très passable comme rythme de lecture, et même agréable lors de la fin! Je me demandais vraiment comme Alexandra Christo allait nous dénouer tout ça dans les cinquante dernières pages… Et pourtant, elle y est parvenue!

Finalement, le dernier aspect qui vaut vraiment la peine avec Le royaume assassiné est son atmosphère. Je savais un peu à quoi m’attendre en commençant ma lecture, mais l’ambiance a excédé mes attentes. Ce roman m’a rappelé un peu le côté réécriture gore et tordue de House of salt and sorrows, et comme j’avais tout particulièrement adoré l’atmosphère de ce livre, je ne pouvais qu’apprécier. Si vous souhaitez vous plonger dans un livre plein de combats, qui se lit bien un jour de pluie, Le royaume assassiné est fait pour vous! Le monde en général aurait pu être encore meilleur avec un développement plus accentué, mais dans l’ensemble, vous serez servi avec l’ambiance de ce Alexandra Christo.

Bref, Le royaume assassiné est une excellente découverte pour moi, et je vais définitivement m’intéresser de plus près aux autres romans de cette jeune autrice. Certes, ce n’est pas un livre parfait, mais vous passerez définitivement un bon moment qui vous fera décrocher de votre quotidien.

Merci aux éditions Petit Homme pour l’envoi de ce roman!

Anne

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Je vois que c’est la 1e fois que tu lis des livres de cette actrice….

    Je vois aussi que tu fais des rappels avec d’autres lectures de d’autres auteurs. Ce qui n’est pas surprenant en tant que grande lectrice que tu es….
    Tant d’intrigues sous l’eau….Moi qui a tant voyagé en voyant des mers, j’aurais pu y penser….À ce monde marin…Je ne m’y arrêtais pas, hélas!

    En verso anglaise en plus….Bravo!

    Très beau français encore….

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