Le Parfum

Bonjour les lecteurs, et bienvenue à une chronique tout à fait inhabituelle dans laquelle je vous parle… d’un classique! Je n’en lis que très rarement, mais cette fois-ci, j’y ai été fortement incitée grâce à la motivation d’une amie. En effet, le livre dont on abordera le sujet aujourd’hui, c’est-à-dire Le Parfum de Patrick Suskind, est l’un de ses préférés. Elle m’en a donc fait cadeau afin que je puisse partager son petit plaisir!

Jean-Baptiste Grenouille est un enfant bien différent des autres, et son statut d’orphelin n’est pas ce qui le différencie le plus : Jean-Baptiste Grenouille n’a pas d’odeur. Si personne ne le remarque, les habiletés qui accompagnent cette particularité offrent des avantages impressionnants dès son plus jeune âge. En effet, l’homme en devenir a un nez si puissant qu’il fabrique de façon innée les meilleurs parfums que la Terre ait jamais portée. Et si ce talent odorant se transformait en la pire des malédictions?

Le Parfum est un roman tout à fait inhabituel. Je ne vous le cache pas, ce n’est pas, dans ce cas, un très beau compliment. Tout d’abord, je dois vous avouer que si j’ai cru toute ma vie que ce livre datait des années 1800, c’est seulement au début de ma lecture que j’ai vu qu’il avait en réalité été écrit durant les années 1980. J’ai vécu un petit choc, et cela m’a fait remettre en question l’écriture voluptueuse et beaucoup trop descriptive de Patrick Suskind. Mais bon, certains devaient y voir quelque chose, si on lit aujourd’hui tellement ce roman dans les écoles au point de l’élever au rang de classique…

Mon reproche principal à ce roman est que l’histoire n’a, au final, pas de but ou de quête claire avant les 100 à 80 dernières pages. On est donc dans l’ombre tout le reste de notre lecture, accablés par les descriptions massives d’odeurs ou d’actions sur le long terme. Je ne souhaite pas avoir une ligne directrice digne des romans de fantaisie jeunesse ; seulement, j’aurais aimé en savoir plus sur le pourquoi de l’histoire avant qu’on l’ait déjà lu. Cela a uniquement pour effet de nous désintéresser du récit.

Le personnage principal de ce livre n’était pas non plus très attachant. Je me suis ensuite dit que c’était probablement plus le genre de livre dont le message ou les symboles importaient plus que l’histoire en elle-même, mais la réflexion suivante m’a frappée : pourquoi le message n’est-il pas plus évident, dans ce cas? On pourrait facilement me répondre que je n’ai simplement pas compris, en excusant le fait que je lis principalement de la jeunesse, et on sait bien que la jeunesse ne peut pas porter de symboles forts, bien évidemment…

Sans blagues, je crois que cette absurdité de lecture, bien que certainement atmosphérique, qui se termine par une scène des plus saugrenues de toute ma vie, est plus une expérience spirituelle qu’autre chose. J’ai eu la chance de lire le livre rapidement comme j’effectuais au même moment un long trajet en voiture, mais si cela n’avait pas été de cela, je crois qu’il aurait traîné en longueur. 

En bref, malheureusement, ce livre n’aura pas été à la hauteur de l’appréciation de mon amie qui me l’a donné. Il a beau être un classique, il y en a d’autres que je préfère grandement. Dans les faits, j’étais très contente lorsque j’ai fini ce livre, et c’était plus parce que justement je l’avais fini que parce qu’il m’avait plu. Je le qualifierais, en somme, de « non-histoire ». Et désolée à toutes les oreilles, ou plutôt à tous les yeux, qui seraient trop sensibles pour reconnaître mon message!

Anne

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