La Ville sans vent tome 2

Bonjour les lecteurs! Si vous avez suivi mes actualités sur YouTube et Instagram, vous devez savoir que ces dernières semaines, j’attendais avec impatience la sortie du deuxième tome de la Ville sans Vent par Eléonore Devillepoix, qui avait été l’un de mes coups de coeur de l’été. Lorsque je l’ai reçu, laissez-moi vous dire que je sautais de joie! Avant de plonger dans le résumé de ce deuxième tome, je vous avertis : il contient des spoilers du premier.

Depuis que le dôme d’Hyperborée est brisé, le froid et l’anarchie se sont abattus sur la ville : Thémiscyra a pris le contrôle du pouvoir politique. Alors qu’Arka est retournée en Arcadie à la recherche de réponses à propos de ses origines, son maître, Lastyanax, tente de la retrouver, en vain. Pendant ce temps, le maître des lémures continue de gagner en influence et de faire des ravages autour de lui… Arka découvrira-t-elle enfin l’histoire complète de son passé? Lastyanax et sa disciple se retrouveront-ils un jour? Quel est le destin de la ville d’Hyperborée, menacée par le maître des lémures?

Malheureusement, le deuxième tome de La Ville sans vent a été une déception tout à fait inattendue. Je suis très triste de vous annoncer que j’ai eu une énorme difficulté à passer à travers ma lecture qui ne faisait pourtant que 400 pages. Je suis consciente du fait que mes attentes étaient peut-être hautes suite au coup de coeur monumental du premier tome, mais ce n’est pas le seul facteur en cause dans cette situation. En effet, j’ai senti de nombreuses différences dans les personnages, dans l’atmosphère et dans le rythme de l’histoire durant ma lecture de ce deuxième et dernier tome.

Pour commencer, abordons le sujet du rythme de l’intrigue. La première moitié de ce roman est très lente en raison de longs segments d’explications. La fin du premier tome, qui m’avait laissée tout simplement subjuguée, a nécessité de nombreux retours en arrières lors du début du second tome. Résultat : une intrigue très lente, qui avance peu et qui est surtout concentrée sur les retours dans le passé. J’avais espoir que les actions reprennent en intensité une fois ce moment passé, mais j’ai malheureusement eu le temps de décrocher avant que ça n’arrive. Cela me brise le coeur de vous l’annoncer, mais lorsqu’enfin, l’action finale s’est enclenchée, j’avais seulement l’impression que c’était en suivant un schéma narratif classique, alors que l’auteure nous avait habituée à une originalité sans pareil. Autrement dit, le rythme a passé frit dans ma situation.

Pour ce qui est de l’atmosphère, vous comprendrez qu’avec une intrigue de ce genre, c’est difficile de se plonger dans l’univers. Les événements très centrés sur la politique laissaient moins de place au merveilleux, qui faisait le charme du premier tome. Ne me méprenez pas sur ce point : je suis une très grande fan des intrigues politiques, mais je préfère quand l’équilibre entre celles-ci et les aspects fantastiques est préservé. De plus, comme une grande partie du roman est portée sur des explications, sans pour autant approfondir l’univers, l’atmosphère est devenue de plus en plus platonique au cours de ma lecture.

Dans un autre ordre d’idées, je n’ai pas non plus retrouvé les personnages qui avaient fait fondre mon coeur. Arka et Lastyanax, qui avaient vécu une si belle évolution psychologiques dans la première partie de cette histoire, sont plutôt restés figés dans leurs nouvelles positions durant la seconde. D’autant plus que la narration alternée était beaucoup plus large que dans le premier tome (on couvrait un très grand nombre de personnages de chapitres en chapitres). Ce petit changement a résulté en une moins grande durée d’exposition pour les deux personnages principaux. Moins de temps, moins d’évolution; moins d’évolution, moins d’attachement, et ainsi de suite. En plus, selon moi, cet élargissement n’a fait qu’augmenter la confusion dans l’histoire. Et ça, ce n’est pas ce qu’on souhaite lorsqu’on a déjà de la difficulté à se raccrocher à notre lecture!

Malgré tout, la fin est venue rattraper en partie le reste du roman. Il y avait une tentative de retournements dramatiques qui semblait tout à fait sortie de nulle part, et un dénouement des plus clichés dans le genre du fantasy, mais malgré tout, je n’ai pas pu m’empêcher d’être émue par la fin. Si cela n’avait pas été de ce dernier rattrapage, le deuxième tome de la Ville sans vent aurait été pour moi une bien plus grande déception. Heureusement, cela m’a laissée sur une note un peu plus positive, bien qu’à mon grand désespoir, contrairement au premier tome, je n’ai eu aucune difficulté à quitter les personnages. En plus, en sachant que c’était un adieu et non un au revoir! Bref, vous aurez compris pourquoi j’avais l’impression que tout était un peu à côté de la plaque avec le deuxième tome de cette duologie.

Est-ce qu’après une telle lecture, je recommande encore la lecture de cette série? Absolument. Le premier tome reste un coup de coeur pour moi : j’ai adoré la présentation de l’univers, les personnages, l’intrigue, les retournements de situation, l’addictivité, et bien plus encore. Je souhaite encore que tous découvrent ce monde magique! Seulement, je n’ai pas retrouvé ces aspects dans la suite. Ça arrive, c’est la vie! Un tome sur deux à cinq étoiles, c’est déjà assez pour tenter sa chance. Je vais garder de bons souvenirs de la Ville sans Vent, ceux-ci proviendront majoritairement du premier tome et ne seront certainement pas aussi permanents que je ne l’aurait cru, mais ils seront présents quand même.

Avez-vous lu la Ville sans Vent? Qu’avez-vous pensé du deuxième tome?

Merci aux éditions Petit Homme pour l’envoi de ce roman!

Anne

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