La neuvième maison

Bonjour les lecteurs! Aujourd’hui, on se retrouve pour discuter d’un roman que j’ai lu pendant très longtemps : il s’agit de La neuvième maison par Leigh Bardugo. Si vous écoutez quelques unes de mes vidéos sur ma chaîne YouTube, vous devez savoir que je ne suis pas vraiment la plus grande fan de Six of crows par la même autrice. Toutefois, comme La neuvième maison me faisait très envie et que j’accorde la majorité de ma non-appréciation pour Six of crows au fait que je n’avais pas lu la trilogie précédant l’histoire, Grisha, j’ai accordé une deuxième chance à Leigh Bardugo.

Alex Stern a vingt ans, mais la vie l’a déjà éprouvée. Seule survivante d’un massacre et accro à la drogue, elle est admise à l’université de Yale par chance sans même avoir fini l’école secondaire. C’est à cet endroit qu’elle intégrera la société secrète du Léthé : surnommée la neuvième maison, ce groupe a pour but de superviser les huit autres sociétés grâce aux membres magiciens qui la composent. Toutefois, lorsqu’un meurtre vient bousculer l’équilibre précaire de la vie d’Alex, sa capacité à voir les fantômes et posséder leurs pouvoirs pourrait bien se révéler à être le début de complots dangereux. Pourquoi son ami Darlington a-t-il disparu? Qui a causé toutes les morts autour d’Alex?

Mon expérience lecture avec La neuvième maison a malheureusement été très difficile. Pour la petite histoire, j’ai commencé à lire ce livre au mois de janvier ; comme ma lecture me plongeait dans une déprime littéraire, j’ai décidé de la mettre en pause pour la reprendre lorsque je sentirais que l’atmosphère m’appellerait à nouveau. Ainsi, il y a quelques jours, je me suis enfin sentie d’attaque pour retourner à ce roman étant donné que jusqu’ici, le mois d’avril est parmi les plus productifs des dernières années. Bien que mon avis n’a pas changé pour le mieux, c’était définitivement la bonne décision comme j’ai rapidement terminé le livre.

Tout d’abord, je dois vous avertir que La neuvième maison est un livre extrêmement lent. Passer à travers la première moitié, où je me suis arrêtée en janvier, a failli me coûter un abandon. J’apprécie vraiment les romans atmosphériques, considérant que c’est souvent ce que j’apprécie le plus dans mes lectures, mais j’avais l’impression que la quantité de description était exagérée dans l’autre sens. L’atmosphère, c’est bien, mais cela n’excuse pas tout.

La lenteur est aussi causée par le fait que l’histoire est en grande partie racontée à travers deux lignes du temps différentes. Non seulement j’ai trouvé que c’était très difficile à comprendre, parmi tous les personnages, les sociétés secrètes et les détails à propos de l’architecture de Yale, c’était une intrigue complexe à saisir. Quelques jours après avoir fini pour de bon, je dois dire que mes souvenirs commencent déjà à se flouter. Combiné au fait que plus le récit avançait, plus le système de magie s’éloignait de mes intérêts (certaines histoires de fantômes étaient trop tordues à mon goût), l’intrigue en général ne m’a vraiment pas accrochée.

Les personnages de La neuvième maison, et Alex plus précisément, ne m’ont pas vraiment passionnée. C’est très probablement dû au fait que je trouvais Alex aussi compliquée que l’intrigue, et je ne pouvais pas moins me préoccuper de Darlington. Dans les faits, je ne suis même pas certaine d’avoir réellement compris l’histoire de sa disparition. Mauvais signe…

Mais qu’est-ce que j’ai aimé, si je n’ai pas apprécié l’intrigue, le rythme, l’atmosphère, les personnages et le système de magie? C’est une bonne question. Ce que je sais, par contre, c’est que j’ai été très mal à l’aise avec les multiples scènes de viol qui n’ajoutaient pas tellement à l’histoire. Oui, je comprend le fait que c’est un livre adulte, et que Leigh Bardugo est tout à fait en droit d’intégrer ce genre de sujet de façon plus explicite. Toutefois, livre adulte ou non, pour moi, une scène de viol reste une scène qu’il faut traiter avec considération et surtout intégrer uniquement si cela apporte à l’histoire. Dans ce cas précis, j’ai plutôt été un peu dégoûtée lors de ma lecture, non seulement par les actes en tant que tel, mais aussi par la gratuité de la présence et l’inutilité de celles-ci. Évidemment, c’est intégré à l’histoire, mais dans l’absolu, le livre n’aurait pas été moins bon sans un viol par un fantôme. Oui, vous avez bien lu. Ce n’est pas mon habitude de parler de telle façon d’un livre, mais considérant que je trouve que cela n’a pas été traité de façon très considérante, je me permet de vous le dire dans un registre comparable.

Bref, je dois vous dire que je n’ai pas vraiment apprécié La neuvième maison. Oui, la deuxième moitié est moins pénible, mais en général, je n’ai pas connecté avec les aspects principaux du roman. Malgré tout, je ne suis pas du genre à ne pas recommander un livre, ou bien à dire qu’on ne devrait pas lire un livre, donc ce n’est pas ce message qu’il faut tirer de ma critique. Je sais de fait que la majorité des lecteurs ont adoré ce roman et que justement, ce que je n’ai pas apprécié a été l’élément qui a créé un coup de coeur. Si vous êtes fan de descriptions, d’intrigues lentes et de personnages plus que torturés, je vous confirme que vous serez comblé! C’est seulement que pour ma part, je n’ai pas apprécié ces points précis, et les viols m’ont définitivement débranchée.

Quoi dire de ma deuxième chance à Leigh Bardugo? Je pense que ce n’était pas la dernière. Je donne rarement trois chance lorsque je n’aime pas du tout un livre, mais je pense que La neuvième maison n’était pas non plus représentative du reste de l’oeuvre de cette autrice, qui a autrement uniquement écrit du YA. Je pense donc que si je me mets calmement à la trilogie Grisha, je vais éviter tout problème vis-à-vis du contenu sensible inutile et je vais pouvoir apprécier la fantaisie qui semble, selon la majorité des lecteurs, manquer à ma culture. Mais bon, à ce point là, je vous confirme que ce sera la dernière fois que je mets Bardugo à l’épreuve!

Merci à Interforum Editis Canada pour l’envoi de ce roman!

Anne

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Une longue critique qui prouve que tu n’as pas apprécié cette lecture que je nommerais, noire….

    Je comprends que tu aies pris tout ce temps pour lire ce livre….

    Je pense que cette autrice ne sera pas dans ta mire pour tes lectures à venir….

Répondre à Lucie P. Gosselin Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *