La haine qu’on donne

Mon appréciation

10 Qualité de l’intrigue

8 Cohérence du schéma narratif

5 Clarté du texte

10 Respect du genre

8 Appréciation de la trame narrative

Prenez note que 10 est excellent et 0, médiocre.

Bonjour à tous! Aujourd’hui, je vais vous présenter le roman La haine qu’on donne. Comme un bon nombre de mes lectures récentes, vous avez déjà probablement entendu parler de ce livre. Intitulé en anglais The hate u give, ce roman de Angie Thomas a aussi été adapté en film. Voici le résumé :

Starr Carter a deux vies. D’un côté, elle vit dans le ghetto de Garden Heights avec sa famille, et de l’autre, elle se la joue cool à Williamson, école pratiquement uniquement fréquentée par des Blancs. Un soir, son ami de toujours, Khalil, est tué devant ses yeux par un policier. Dès lors, la vie de Starr change : peu à peu, elle remarque qu’il y a encore définitivement des inégalités entre elle et ses camarades de classe. Le policier responsable de la mort de Khalil sera-t-il accusé? Starr aura-t-elle le courage de faire entendre sa voix? Pourquoi son amie Hailey se comporte aussi bizarrement? Khalil vendait-il de la drogue? Sa mort en serait-elle justifiée?

La haine qu’on donne est définitivement une lecture coup de poing. Les thèmes abordés, soit le racisme, la famille, l’amitié, la justice, la violence, l’amour, etc., sont très sérieux et font réfléchir tout au long de l’histoire. Bien que ça puisse peut-être être lourd pour certains lecteurs, le dénouement ainsi que la morale font que le tout reste positif et plein d’espoir. Angie Thomas a su mettre le doigt sur la bonne façon de passer son message : on ressort de cette lecture avec un point de vue changé. Même si vous n’aimez pas l’histoire, les personnages ou n’importe quoi dans La haine qu’on donne, sa lecture vous apporterait tout de même beaucoup et c’est ce qui selon moi est le plus important dans ce livre.

J’ai également beaucoup apprécié la construction des personnages. J’ai vu qu’ils n’étaient pas seulement une surface, mais bien des êtres profonds. On accordait une importance à Starr, mais aussi aux personnages secondaires qui on contribué au réalisme de l’oeuvre et à la puissance de son message. Mes préférés étaient sans aucun doute DeVante et Kenya!

Par contre, quelques petits éléments m’ont déplu durant ma lecture. Je n’ai pas trouvé nécessaire de séparer le récit en parties. En effet, cela m’a plutôt coupée dans mon élan qu’autres choses. L’intention était bien sûr de marquer le temps, mais c’était à mon avis assez inutile étant donné qu’on ne faisait pas vraiment de bonds temporels entre les chapitres. De plus, la traduction m’a un peu/beaucoup chicotée. Il faut dire que Starr habite dans un ghetto et dans la version originale, on verrait bien qu’elle parle différement. Toutefois, en français, cela a viré en québécois : non seulement cela me faisait rire, mais j’avais quelques difficultés à croire que les dialogues étaient réels. Je vous cite quelques passages : « Starr, t’es tellement chanceuse de pas avoir à dealer avec des bitches comme elle dans ton école de Blancs » ou alors « Y’en a qui croient que t’es ma blonde » ou même « On aurait pu te donner un lift ». Mais bon, je vous avoue que c’est un moindre mal lorsque la version originale est disponible. Le problème peut rapidement être résolu lorsqu’on est averti! Ça ne fait que donner raison à ma mère, qui m’a toujours dit que ça serait mieux de lire en anglais « tant qu’à lire une traduction ». Mais que voulez-vous! Au moins, j’aurai pu découvrir cette pépite de québécois dans un roman américain.

Bref, La haine qu’on donne est selon moi un roman à lire absolument. Il va vous faire remettre en perspective bien des choses et vous sensibiliser à des sujets qui sont à mon avis très importants pour les jeunes d’aujourd’hui. Si vous aussi vous avez envie de lire ce livre, dites-le moi en commentaires! Et si vous avez vu le film, pourriez vous avoir l’amabilité de m’assurer qu’il est à la hauteur du roman?

Merci à Interforum Editis Canada pour l’envoi de ce roman!

Anne

P.S. : Je vous laisse une photo d’un passage qui en dit long sur le roman! Je vous l’avais partagée sur Instagram, mais je tenais également à le publier ici.

La page 190 de La haine qu’on donne

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Quelle bonne lecture pour les jeunes d’aujourd’hui…Quelles leçons à tirer après cette lecture …Thèmes toujours de rigueur aujourd’hui…Le livre est toujours meilleur que la traduction….Le racisme existera toujours….Très à jour cette page que tu as présentée…

    Bravo pour ta cote de 10 concernant la qualité de l’ intrigue et ta cote 10 pour le respect du genre…

    Lecture importante pour sensibiliser nos jeunes d’aujourd’hui….

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