J’ai rêvé de courir longtemps

Coucou les lecteurs! On se retrouve encore une fois aujourd’hui avec la critique de ma dernière lecture. Il s’agit d’un roman que l’une de mes amies avait lu cet été et qu’elle avait beaucoup aimé. Elle me l’a donc prêté histoire que je partage son petit plaisir écrit par Ron McLarty. Voici ce qu’il raconte :

À 43 ans, Smithy Ide perd ses deux parents et sa soeur Bethany. À 43 ans, Smithy Ide est un obèse fumeur et alcoolique seul dans son petit appartement miteux. Sonné par son nouvel état d’orphelin, il décide se se remémorer son passé à travers son vieux vélo, qu’il enfourche en direction de la côte ouest des États-Unis. Qu’a-t-il oublié durant toutes ces années de quasi-absence? Pourquoi a-t-il sombré dans la dépression? Arrivera-t-il à en sortir?

Encore une fois, je qualifierais ce livre d’un roman d’impression. En effet, J’ai rêvé de courir longtemps n’est pas chargé d’action et de rebondissements, mais il laisse immanquablement un sentiment marquant à celui qui le lit. Vous savez à quel point j’aime lorsque les romans ont des atmosphères particulières, eh bien c’est tout à fait le cas avec celui-ci! Étant donné que la trame narrative est constamment croisée des retours dans le passé de Smithy, où on voit toute sa jeunesse aux côtés de Bethany, l’histoire est très lente. On a donc vraiment l’occasion de découvrir la psychologie des personnages et s’attacher à eux. Toutefois, ce point positif est également la particularité négative de ce roman. À un certain point, l’évolution psychologique ne se fait pas assez rapidement et je ne pouvais que me dire « Mais bouge-toi! Réalise quelque chose mon garçon! ». Autrement dit, en refermant mon livre, j’ai compris pourquoi tous ces moments étaient nécessaires, mais à un moment donné, même si c’était bien, c’était trop.

Dans un autre ordre d’idées, j’ai trouvé très intéressant le fait que ce livre aborde des sujets dont on parle peu dans les romans. En effet, Bethany, la soeur du personnage principal, est atteinte d’une maladie mentale (probablement la schizophrénie, même si l’on ne le mentionne que par une « voix »), et ce, dès le début de l’histoire. On voit comment une telle maladie peut aussi toucher une famille et ce point de vue était très pertinent. De plus, cette histoire se déroulant dans les années 1990 au « présent » et dans les années 1960-70 lors des retours dans le passé, il était fascinant de voir à quel point les mentalités vis-à-vis la maladie mentale ont changé jusqu’à aujourd’hui.

Cependant, j’ai été un peu déçue par la fin de cette histoire. Elle arrive un peu précipitamment à mon goût et règle les questions de façon floue et abrupte. Quelques pages de plus ou devrais-je dire une certaine attention supplémentaire n’aurait pas fait de mal au dénouement de J’ai rêvé de courir longtemps. Une meilleure fin aurait pu me faire oublier les longueurs du roman, mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

Bref, J’ai rêvé de courir longtemps a été une bonne lecture, mais je ne m’en souviendrais assurément pas avec intensité. Je la recommande, mais selon moi c’est un roman dans la moyenne!

Anne

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    je te vois un peu déçue par cette lecture….
    Encore un retour en arrière….
    La maladie mentale dérange beaucoup une famille…Avec cette Béthanie dans cette histoire….Les mentalités changent si on recule en arrière….
    Je te vois déçue par le dénouement avec ce manque de pages…
    Déçue par le dénouement….
    Certains livres déçoivent malheureusement…Mais ça n’a pas été souvent ton cas….

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