Eve of man tome 1

Coucou les lecteurs! Aujourd’hui, je vais vous donner mon avis sur ma dernière lecture : le premier tome de la trilogie Eve of Man par Giovanna et Tom Fletcher.

Du jour au lendemain, plus aucune fille ne naît sur Terre. Pendant cinquante ans, malgré tous les efforts des scientifiques de la planète, la nouvelle génération est uniquement masculine… ou du moins, jusqu’à ce qu’une fille naisse : Ève. Afin de maximiser les chances de survie de l’espèce humaine, les pays mettent en place une organisation qui s’occupera du bébé jusqu’à ce qu’elle soit en âge de remplir sa mission. Des années plus tard, Ève n’a connu du monde que la Tour, gratte-ciel vertigineux rempli d’hologrammes et des technologies les plus poussées au monde. Alors qu’elle s’apprête à rencontrer les premiers candidats masculins à la reproduction, elle fait la connaissance de Bram, jeune pilote d’hologrammes de la Tour. Et si cette rencontre risquait de changer le cours du destin? Ève acceptera-t-elle sa mission? Pourquoi est-ce que les gens à l’extérieur de la Tour sont-ils mécontents de la détention d’Ève? Quel est le futur de l’humanité?

Malheureusement, contre toutes mes attentes, la lecture du premier tome de Eve of Man n’a pas été aussi exaltante que prévu. Il faut dire que ce livre me faisait gravement envie depuis sa sortie en 2020. Dès que j’avais entendu parler du concept, le roman m’avait tapé dans l’oeil. Un roman de science-fiction dans lequel plus aucune femme ne nait? C’est dans mes cordes!

Le premier élément qui m’a rebutée dans ce livre est l’aspect très “dystopie” du roman. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je m’attendais beaucoup plus à une science-fiction qu’à un autre roman dystopique comme on les connaît… Pas que je n’aime pas ce genre, car il figure parmi mes préférés ; seulement, j’ai trouvé qu’il n’était pas assez étoffé et profond pour me plaire. On a lu des dizaines de fois ce genre de schéma, et je ne pense pas qu’en 2020, on puisse encore donner l’excuse “c’est une bonne dystopie si c’est ta première”. On est rendus plus loins, non? On veut du contenu pour tous les lecteurs, que vous ayez lus une dystopie ou mille. De plus, Eve of Man avait un grand manque du côté vraiment science-fiction, du côté plus réflexion. En effet, les seules explications sur le monde dans lequel on se plonge sont données dans l’introduction du livre, et elles ne sont pas nombreuses. Comment la société peut-elle continuer à tourner sans femmes? Pourquoi les changements climatiques se sont-ils intensifiés? Au fond, c’est ça qui m’intéresse, et on en a pas eu beaucoup. Il manquait de chair autour de l’os, car on ne va pas se le cacher, pour être original, Eve of Man l’est.

Ensuite, je dois absolument vous parler des personnages. On ne sort pas beaucoup plus des sentiers battus sur ce point… Ève a eu le don de me taper sur les nerfs en un rien de temps. Ah et, Bram aussi, en fait. Et les personnages en général. On a eu droit au cliché intergalactique des personnages qui voient la vie différemment de leurs parents alors qu’ils ont littéralement grandi dans ladite mauvaise mentalité (d’ailleurs, quelqu’un peut m’expliquer comment tous les ados dans les dystopies finissent pas penser aussi différemment? Ce n’est pas comme si d’autres personnages faisaient pression pour éveiller leur esprit critique et les faire réaliser… juste moi? Ok). Tout ça, sans parler de la romance! Ça va peut-être paraître un peu rude, mais à un certain point, j’ai failli éclater de rire. Je ne crois pas avoir vu plus insta-love! Les personnages se voient à peine une fois (bien insister sur le “à peine”) et c’est l’amour fou, si fou qu’on est prêt à tout lâcher (dans “tout”, lire “la survie de l’humanité”) pour se retrouver. Je crois que cette romance était une bonne idée dans les grandes lignes, mais en plus du léger malaise que j’ai ressenti avec le traitement du sujet de la reproduction tout au long du roman, les stéréotypes ont joué le rôle de la goutte qui a fait déborder le vase.

Malgré tout, après de nombreux jours de lecture pour ce livre qui fait pourtant seulement 450 pages, je me suis installée un soir dans l’espoir de lire la deuxième moitié d’une traite (pour en finir)Vous serez peut-être surpris, mais cette décision est peut-être ce qui a sauvé ma lecture… car au final, j’ai fini par apprécier. Non, les personnages n’étaient pas moins clichés en fin de roman, l’histoire n’était pas moins prévisible et pas plus étoffée, mais j’ai trouvé que l’action était drôlement invitante à suivre. Je n’ai pas du tout une envie pressante de retourner lire le tout dès maintenant, mais depuis le moment où j’ai refermé la dernière page du livre, mon envie pour peut-être lire la suite a commencé à monter. Surprenant, non? C’est peut-être juste l’espoir de trouver dans un deuxième tome ce que je n’ai pas trouvé dans le premier (ahem ahem, l’univers en général et les réflexions), mais dans tous les cas, je me laisse la porte ouverte si jamais l’occasion se présente. Bref, je vous recommande la lecture de Eve of Man si vous souhaitez lire une dystopie comme il y en a déjà des tonnes sur le marché : soyez au courant que ce n’est rien de nouveau et que c’est, au final, beaucoup plus centré sur “l’action et les personnages” que sur le concept du roman en tant que tel. Toutefois, si vous vous embarquez en connaissance de cause, vous finirez peut-être par passer un bon moment!

Qu’en pensez-vous?

Anne

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