Et j’ai crié sur les murs de ta ville

Coucou les lecteurs! Aujourd’hui, on se retrouve pour discuter d’un livre qui me faisait envie depuis un certain temps : Et j’ai crié sur les murs de ta ville par Maé Senécal. Je l’avais vu passer un peu partout sur Bookstagram, mais j’avais également entendu de très bons commentaires de la part de Kim de la chaîne @4edecouverture. Voici ce qu’il raconte :

Depuis que Riley a fugué de chez elle, elle squatte l’appartement de son ami Jules. Sauf que celui-ci n’a rien d’un saint : il est le bras droit d’un proxénète, et même s’il offre assez à manger à ses filles, il ferme les yeux sur leurs problèmes de consommation. Un jour, le monde sombre de la jeune artiste est éclairé par la rencontre d’un certain Phil. Mais leur relation est-elle fondée sur la vérité? À travers les événements blessants de son passé, Riley tentera de naviguer vers une vie meilleure, une vie qu’elle a envie de vivre. Qui est réellement Phil? Arrivera-t-elle à faire un choix entre lui et Jules? Sera-t-elle capable de sortir de l’environnement toxique dans lequel elle a passé les dernières années de sa vie?

La lecture de Et j’ai crié sur les murs de ta ville ne m’a pas déçue une seule seconde. À vrai dire, malgré une escalade plutôt lente de mon intérêt durant la première moitié du livre, j’ai été complètement happée par l’histoire de Riley. Avant de vous donner mon avis plus en détails, je tiens à faire un petit trigger warning : les sujets de la prostitution, de la toxicomanie, du viol et du suicide sont abordés dans ce livre.

Dans ce livre, on va à la rencontre de Riley, une artiste de rue vivant à travers la prostitution. Malgré ce contexte difficile, elle travaille dans un centre pour personnes âgées. Sa vie ne semble avoir aucun sens jusqu’à ce qu’elle rencontre Phil et que son monde parte en éclats. Comme je l’avais mentionné plus tôt, je n’ai pas été investie à 100% dans l’histoire dès le début. L’introduction est assez lente tout en restant de longueur raisonnable : ce n’est pas tant que l’élément déclencheur arrive tard que le rythme de l’histoire ne soit pas aussi haletant qu’à la fin du roman. Bien que cela ne fonctionne pas pour tous les livres, j’ai trouvé que cela m’a vraiment permis de saisir la réalité du personnage et de m’attacher à elle.

Plus l’histoire avançait, plus je la trouvais addictive et bouleversante. À un certain point, un revirement de situation n’attend pas l’autre, et le rythme entre les moments plus tristes et plus joyeux crée une authenticité sans pareil. J’avais vraiment l’impression que l’histoire de Riley aurait pu être réelle : de nombreuses sous-intrigues venaient étoffer l’intrigue principale et ajouter à sa qualité.

Les personnages de ce livre sont également un point fort de ce roman, plus particulièrement le personnage principal de Riley. Je suis certaine que son histoire pourra résonner chez plusieurs jeunes femmes. Les thèmes abordés ainsi que son caractère si attachant auront pour effet d’en sensibiliser plus d’un aux enjeux que l’artiste a vécu. Phil, Jules et même Bébé sont tous des personnages dont j’ai adoré découvrir toutes les couches et toute leur profondeur.

Jusqu’ici, Et j’ai crié sur les murs de ta ville a pratiquement fait un sans-faute. Toutefois, même si je me sentais très investie dans l’histoire durant la deuxième moitié et que je vivais toutes les émotions du personnage principal, j’ai réussi à deviner quelle allait être la situation finale. Cela ne m’arrive pas très souvent (sauf dans des romances prévisibles, mais on s’entend que dans ce cas c’est aussi un peu pour ça qu’on les lit), donc j’étais un peu déçue qu’au final, l’intrigue tourne dans ce sens. Malgré tout, j’ai réussi à mettre cette petite déception de côté pour quand même profiter de l’histoire, qui somme toute a été une excellente lecture. Je recommande à 100%! J’ai très hâte de voir ce que Maé Senécal nous produira dans le futur, car pour un premier roman, c’est plus que réussi.

L’avez-vous lu? Prévoyez-vous le faire?

Merci aux Éditions de L’Homme pour l’envoi de ce roman!

Anne

3 Commentaires

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Une histoire de prostitution fréquente dans les grandes villes ou en privé. J’ai vu ce milieu à Paris où les filles se faisaient prendre dès leur arrivée dans une gare par des proxénètes, pour finir sur les trottoirs par la suite…..J’ai fait visiter ces coins de la ville avec nos visiteurs pour leur faire réaliser cette triste réalité. Ce sont habituellement les filles les moins chères pour les clients. Ce n’est pas le même contexte que dans ton livre mais ça tourne autour de ce problème. ..Mais c’est une réalité à travers le monde… J’ai vu ça partout en voyageant. La plupart du temps, ces filles finissent dans la déchéance paraît-t-il….Ici cependant,l’histoire part d’une fugue….Belle critique encore.

  • avatar Karine dit :

    Je l’ai pris à la biblio suite à la critique de Kim… je le lirai bientôt, no choice, because date de retour! Ravie de voir que ça t’a plu aussi.

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