Dévisagée

Salut les lecteurs! Dans la critique d’aujourd’hui, je vais vous parler de Dévisagée par Erin Stewart. C’est un livre que j’ai vu passer des masses sur bookstagram et je dois vous avouer qu’il me faisait vraiment envie. D’autant plus que la couverture est absolument magnifique… Voici son résumé :

Du jour au lendemain, Ava a perdu tout ce qu’elle avait de plus cher dans l’incendie de sa maison familiale : son père, sa mère, sa cousine Sara et sa peau. Un an plus tard, pratiquement guérie des brûlures qui parcourent plus de 60% de son corps, elle tente sa chance de retourner au lycée. Effrayée par le regard des autres, elle appréhende son retour dans la population adolescente normale jusqu’à ce qu’elle rencontre Piper, une autre fille avec des cicatrices, et Asad, un passionné de comédie musicale — comme elle, avant. Ses nouveaux amis l’aideront-elle à surmonter cette épreuve et à faire le deuil de son ancienne vie? Ava peut-elle elle aussi venir en aide à Piper? Que lui est-il arrivé? Ava acceptera-t-elle ses cicatrices?

Cette lecture a été à la hauteur de mes attentes, sinon plus. Malgré les bons commentaires qu’on voit passer, il reste toujours un petit doute dans notre tête à savoir si l’on va autant apprécier que les autres lecteurs. C’était le cas avec Dévisagée jusqu’à ce que je lise la première page : on a affaire à une héroïne différente, résolument authentique et poignante. Je ne vous cacherai pas que j’ai du retenir mes larmes quelques fois durant ma lecture, lors de passages particulièrement touchants. Je ne m’étais jamais vraiment attardée sur le sujet des grands brûlés et ce livre a réellement été éclairant sur cette situation. Autrement dit, Ava a bien rempli son rôle de me passer le message que ce ne sont pas ses cicatrices qui la définissent.

Dans un autre ordre d’idées, j’ai beaucoup apprécié la trame narrative en elle-même. En effet, à ma grande surprise, elle n’a pas du tout suivi le schéma « classique » de ces livres contemporains dramatiques. On se l’avoue, dans ce genre de roman, c’est facile de tomber dans certains clichés au niveau du dénouement et de la situation finale (et même au niveau des relations entre les personnages, si vous voyez ce que je veux dire). Avec Dévisagée, on va à la rencontre d’une histoire définitivement différente et unique. Les rebondissements sont surprenants et ne nous laissent aucun instant de répit. Je crois que c’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, car non seulement le personnage principal est original, mais le roman en lui-même ne connaît aucun semblable. C’est peut-être étonnant à entendre, car c’est en quelque sorte le but de chaque auteur que de faire quelque chose de différent, mais dans ce cas c’est vraiment le cas. Bref. J’espère que vous comprendrez mon ressenti!

Malgré le fait que ce livre soit une bonne brique (455 pages) et que son grand format en impose, il se laisse lire comme un petit pain chaud (je viens d’inventer cette expression, ne me remerciez pas!). J’ai volé à travers l’histoire malgré le fait qu’elle aborde des sujets plus lourds et plus profonds. Je vous assure que dès que vous l’aurez entre vos mains, il n’y restera pas très longtemps! Personnellement, je l’ai lu en moins de 24 heures et cela m’a fait le plus grand bien. Toutefois, si j’avais à reprocher un petit quelque chose, j’aurais aimé que la situation finale prenne un peu plus son temps. L’action dure jusqu’à la toute dernière page ou presque. Celle-ci laisse bien comprendre comment cela va se passer ensuite, mais cela ne change pas le fait que les dernières pages auraient pu s’allonger légèrement. Je crois que cela aurait apporté un sentiment de satisfaction encore plus fort à la fin. Mais bon, on s’entend : ce n’est vraiment pas grand chose. Je recommande définitivement ce roman à tous, et encore plus aux adolescents. Pourquoi pas en profiter pour passer un message beau et fort?

Merci à Gallimard Diffusion Jeunesse pour l’envoi de ce roman!

Anne

1 Commentaire

  • avatar Lucie P. Gosselin dit :

    Que cette lecture semble touchante et à tes attentes….Les brûlés sont toujours regardés comme des pestiférés….J’en ai même soigné déjà….Bravo pour ce petit pain chaud lu si rapidement. Il fallait qu’il soir excellent et aux attentes de la grande lectrice…Bravo!

Répondre à Lucie P. Gosselin Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *